(11/21/14) Politique : « la corruption est un élément de la gouvernance »

Le Professeur TCHAMBA Martin est Chef de Département de la Foresterie, à la FASA, de l'Université de Dschang. Photo Momokana / www.sinotables.com

L’Université de Dschang vient d’abriter, du 10 au 14 novembre 2014, un atelier international sur la Pédagogie universitaire appliquée à la gouvernance forestière. Pendant la semaine, les universitaires venus du Congo démocratique, du Gabon, du Tchad, du Congo Brazzaville et du Cameroun ont passé au peigne ne fin les arguments qui militent en faveur de la déforestation et de la dégradation de l’environnement.

Le Professeur TCHAMBA Martin, Chef de département de la Foresterie à la Faculté d’Agronomie et des Sciences agricoles de l’Université de Dschang (FASA) et par ailleurs Coordonnateur de cet atelier apporte son éclairage de cet atelier qui vise à outiller les participants des savoirs et des savoirs-faires nécessaires pour pouvoir introduire dans leurs enseignement la notion de bonne gouvernance dans la foresterie, afin de mieux préparer leurs étudiants, futurs cadres à mieux percevoir le rôle qui est le leur dans la  problématique de la gestion durable des forêts.

« Pédagogie universitaire appliquée à la gouvernance forestière ». Est-ce-à-dire que le secteur forestier au Cameroun est sous-perfusion ?

La bonne gouvernance dans le secteur forestier est une grande préoccupation au niveau nationale et international. Le secteur forestier est sensé contribuer aux économies nationales.  Et améliorer les conditions de vie des populations. C’est pour cela qu’une récente étude estime qu’au niveau du Cameroun par exemple le secteur contribue pour un peu plus de 4% au Produit Intérieur Brut (PIB).  

Mais en réalité si toutes les conditions de la bonne gouvernance forestière sont mises en place, le secteur pourrait contribuer plus.  Il est donc important non seulement de mettre en place des institutions, des réglementations conséquentes pour assurer cette bonne gouvernance, mais il est  tout aussi important de former les acteurs qui sont en charge de la mise en œuvre de la bonne gouvernance. Former les acteurs veut dire effectivement de revenir vers les établissements de formation et introduire cette notion de gouvernance forestière avec l’ensemble des notions qui sont énoncées dans leur cursus de formation.  Pour que ceci soit fait il faut que les enseignants eux-mêmes soient des formateurs. Qu’ils soient suffisamment imprégnés des principes, concepts et acteurs de  la bonne gouvernance.

Ceci m’amène à vous interroger sur les différents modules de cet atelier

C’est pour cette raison que nous rassemblons ici des enseignants, des universitaires, les membres des établissements de formation en matière forestière  pour s’imprégner de la question et pouvoir donc les enseigner, former les étudiants. Les participants ainsi sont très diversifiés. Si on prend l’Université de Dschang ils nous viennent de la faculté de Droit et des sciences politiques, de la faculté des sciences économiques et de gestion, de la faculté des lettres et des sciences humaines, de la Faculté d’agronomie et des sciences agricoles. Simplement parce que la gouvernance forestière n’est pas rattachée essentiellement aux forestiers, aux pratiquants de la foresterie. Les juristes, parce qu’on parle de la législation forestière,  ont des éléments à apporter. Les économistes, parce qu’on parle de l’économie forestière, ont des choses à apporter. C’est pour quoi l’atelier est pluridisciplinaire. Mais à côté il y a des participants qui viennent de la République démocratique du Congo, du Congo Brazzaville, du Gabon, du Tchad. Parce qu’il s’agit quand même d’une question sous-régionale.

Donc l’un des aspects de la formation c’est bien sûr la pratique de la gouvernance forestière en termes d’un module sur le processus de mise en œuvre de la gouvernance forestière ; en termes d’un module sur les acteurs, les enjeux, les perspectives d’avenir ;  en termes d’initiatives nationales et régionales. La deuxième partie de la formation concerne la pédagogie universitaire. Parce que  si on est renseigné de la gouvernance forestière il faut qu’on ait  les capacités pour l’enseigner. Il faut qu’on ait les capacités pour permettre aux apprenants d’acquérir les savoir-faire nécessaires.

Et quelles sont vos attentes, en votre qualité d’initiateur de l’atelier ?

La principale attente c’est déjà que les participants partent d’ici avec une bonne maîtrise de la gouvernance forestière, c’est-à-dire être capables de définir, d’enseigner  et de promouvoir la gouvernance forestière dans toutes ses dimensions.  La deuxième c’est qu’au sortir de cet atelier on ait pu identifier quelques enseignants que j’appellerai pilotes qui seront capables d’intégrer cette gouvernance forestière dans leurs enseignements et que, à travers le projet, nous pourront les encadrer dans la reconceptualisation  de leurs enseignements,  pour que  l’objectif pédagogique soit bien défini, que  les objectifs d’apprentissage soit bien définis, pour que les étudiants que nous formons soient plus performants.

Vous inscrivez cet atelier sous les effets de la déforestation et de la dégradation de l’environnement ?

Vous êtes en plain. C’est ça, et c’est la mauvaise gouvernance forestière qui est principalement responsable de la déforestation, de la dégradation des forêts. Donc si on resoud le problème de gouvernance, logiquement le taux de déforestation et de dégradation forestière devrait diminuer. C’est pour cela que nous voulons agir en amont sur les questions de gouvernance forestière.

Et que prévoyez-vous, en aval ?

En aval, c’est des activités de contrôle. Le contrôle de l’activité. Il faut mettre en place les institutions, des processus, un cadre légal et institutionnel approprié. Mais en aval il faut mettre en place des acteurs qui sont bien formés, des acteurs, les moyens qui permettent de contrôler la mise en œuvre des processus de légalité, de traçabilité. Et vous voyez que, en aval, c’est le rôle que vont jouer nos étudiants sortis de nos universités et qui deviennent quelques années après   des principaux responsables à la fois dans les ministères, dans les ONG et dans les sociétés forestières.

Et pour organiser l’atelier l’université de Dschang a bénéficié de l’appui de quelques partenaires d’une ONG locale ?

Le projet à l’initiative est plus vaste que ce que nous faisons ici et est soutenu par l’Union européenne, et mis en œuvre par l’Université de Wolverhampton en Angleterre, qui a un partenariat avec une ONG camerounaise, la Fondation pour le développement rural. Ils sont chargés pour l’implémentation au Cameroun ; mais le financement, le support vient de l’Union européenne. Et l’université de Dschang est simplement partenaire  pour la partie pédagogique.

Quelle place accordez-vous aux communautés locales qui sont pour la plupart et globalement responsables de la déforestation?

Ici comme je dis il s’agit d’un exercice d’apprentissage. Mais quand on analyse les acteurs on tient compte de toutes ces catégories d’acteurs qui inclus les communautés locales,  les peuples autochtones, les organisations territoriales décentralisées telles que les Communes. Tous les acteurs sont mis à la page et les rôles, les responsabilités de chacun de ces acteurs sont clairement définis, exprimés, présentés pour que les gens comprennent quelle est leur importance dans l’ensemble de la structure de la gouvernance. La gouvernance forestière ne concerne pas seulement une catégorie d’acteurs tels que l’Etat. Non ! Elle concerne le secteur privé, c’est-à-dire qui exploite la ressource. Elle concerne la société civile qui doit être vigilante pour contrôler, dénoncer. Elle concerne les universitaires, les chercheurs qui   doivent être capables de suivre le taux de déforestation, de dégradation. Donc il y une multiplicité des acteurs et c’est pour cela qu’on parle de processus.

Commet se fait le suivi de l’application des recommandations issue d’un atelier comme celui-ci ?

Déjà il faut savoir que l’atelier a des objectifs qu’on s’est fixés. Tous les jours il y a une évaluation par chaque participant, pour voir si on a atteint les objectifs de la journée. A la fin il est prévu une évaluation globale qui nous permettra d’apprécier l’atteinte des objectifs de l’atelier ou des résultats principaux. Et par la suite, comme je le disais,   nous allons choisir quelques enseignants phares, pilotes que nous allons suivre pendant quelque temps pour voir s’ils ont eu la capacité de mettre en œuvre  ce qu’ils ont appris ici.  

Et s’il vous est demandé de dire un mot par rapport à l’importance de la forêt. Vous vous adressez à ceux qui ne sont pas des  connaisseurs de la foresterie.

Pour chacun d’entre nous, en tant qu’individu, la forêt est un ensemble de ressources à notre disposition.  Que ce soit le bois. Que ce soit la faune. Que ce soit les produits forestiers non ligneux que nous utilisons dans la cuisson, c’est très important. Il ne se passe pas un seul jour où vous n’avez pas eu besoin des produits forestiers. Donc c’est important pour la sécurité alimentaire. C’est important pour notre survie. Mais à côté c’est une ressource économique. Vous le savez, les récentes analyses indiquent que le secteur bois rapporte plus de 4% au produit intérieur brut, c’est-à-dire qu’il contribue à la croissance. Le DSCE (document de stratégie pour la croissance et l’emploi)  nous dit qu’il faut favoriser la croissance et l’emploi. Le secteur forestier, la forêt  contribue de manière importante, plus que le secteur minier qui n’atteint pas encore 1%, à la croissance du Cameroun. C’est un secteur important. Il est appelé à se développer. Il doit transformer la société camerounaise. Pour que cela se fasse il faut améliorer la gouvernance forestière.  Si elle est améliorée, on pourrait doubler la contribution du secteur forestière. On pourrait passer de 4 à 8% en 2035.

La gouvernance forestière suppose lutter contre  la corruption, Professeur.

Voilà. Vous avez… c’est une manière de dire que la corruption est un élément de la gouvernance. Vous savez même dans les pays dits les plus civilisés il y a la corruption. On l’a vu en France. On l’a également vu aux Etats-Unis.  Il n’y a aucun pays où le système n’existe pas. Donc il s’agit tout simplement de la diminuer et de réduire son incidence sur la vie des populations.

Quels sont les autres éléments, hors mis la corruption ?

 En dehors de la corruption, qui n’est pas nécessairement un échange entre deux individus ou entités, Il y a la mise en application de la loi.  Quand on établi le diamètre d’exploitation pour telle essence à 90 cm, si vous exploitez à 50 cm  vous êtes dans l’illégalité. Vous n’avez pas corrompu quelqu’un mais vous avez triché.  Si on vous dit que dans votre assiette de coupe annuelle vous devez exploiter 2500 hectares, tels que prévu par les textes, et que vous trichez pour faire 2800 hectares, c’est de l’illégalité. C’est la mauvaise gouvernance qui n’est pas nécessairement de la corruption.

J’ai entendu que l’un des arguments utiles pourrait être l’institution de la norme ?

 Quand nous parlons de gestion durable des forêts, nous avons établi des principes, des critères et des indicateurs  de gestion durable.  Donc on a établi une normalisation de ce qui doit se faire. C’est cela qu’on s’appuie pour évaluer si en réalité vous êtes en bonne gouvernance.

 

Réactions de participants à l’Atelier de Dschang sur la gouvernance forestière

Martin Mbongo, Chef Service des Normes d’intervention en milieu Forestier à la Direction des Forêts, au Ministère des Forêts et de la Faune. Point Focal Accords de partenariat entre la Cameroun et l’Union européenne.

Les problèmatiques de l’implémentation de la réglementation forestière au Cameroun

A cet atelier je représente le ministère des Forêts et de la Faune qui implémente la politique étatique en matière de gouvernance forestière et la Direction qui est chargée du suivi de la mise en œuvre  d’un Accord qui vise l’application de la règlementation forestière, la gouvernance et les échanges commerciaux entre le Cameroun et l’Union européenne.

L’importance de l’atelier, de manière globale, est qu’à la sortie de l’école les étudiants soient au moins formés au fait que le milieu professionnel,  l’environnement socio-économique est gangrené par certains comportements qui ne sont pas de nature à favoriser le développement de notre pays.  Si avant même d’embrasser le monde du travail ils sont au courant que des bonnes pratiques existent et qu’ils peuvent  les valoriser, c’est une bonne chose pour eux-mêmes et pour le Cameroun.

L’objectif visé  par ce travail c’est que le Cameroun a l’art d’avoir les meilleures réglementations, les meilleures lois de la sous-région. Maintenant il y a des défaillances au niveau de leur mise en œuvre. Lorsqu’on parle de Application de la réglementation forêt, non seulement il y a  la loi forestière mais il y a également les lois des  autres sectorielles qui impactent sur la foresterie. Par exemple il y a la loi sur le travail, c’est-à-dire que lorsqu’une entreprise emploie un personnel et qu’elle travail en forêt, la loi du travail s’applique à cette entreprise et par ricochet fait partie de la législation forestière. Il en est de même de la fiscalité qui concerne les finances ; de  la loi sur l’environnement.

A ce moment-là, le ministère de la Forêt et de la Faune qui est chargé de mettre vigueur l’Accord est donc sensé impliquer tous les autres sectoriels  partenaires pour que l’Accord puissent véritablement s’implémenter. En respectant toutes ces législations on a une certaine légalité.  En  respectant les bonnes pratiques de la gouvernance, et en veillant à ce que le système soit implémenté dans une sorte de synergie, et on finit par aboutir à une légalité accepté par tout le monde.

Le Chef du gouvernement a pris un acte qui crée une structure au sein de laquelle toutes les administrations concernées se retrouvent pour échanger, pour partager les expériences et savoir comment mener à terme cet Accord. C’est donc à ce niveau que la synergie  est fluide. A l’heure actuelle au niveau du Cameroun, je puis vous dire que le ministère du Travail a fini par mettre en place un système qui lui permettra de délivrer  des documents qui sont utilisés par les opérateurs économiques  dans la cadre de la délivrance des documents visant la légalité du bois, et ce système-là a été décentralisé dans ses organes au niveau de la région et des départements.

Céline Pimdi Kimvuidi, Chargée des Pratiques Professionnelles à l’Institut supérieure d’études agronomiques de Tshéla (ISEA/Tshela), Bas Congo, en République Démocratique du Congo.

 A propos de l’importance de l’atelier pour la gouvernance forestière en République Démocratique du Congo.

Chez nous par exemple, les gens ne comprennent pas l’importance de la forêt.  Parce qu’ils ignorent tout de la composition de la forêt, de la dynamique de la forêt. Tout ce qu’ils savent c’est la liberté d’aller dans la forêt prendre tout ce qu’ils veulent pour rentrer à la maison. L’information n’est pas étendue concernant les problématiques de la forêt. Avec tout cela nous assistons à la déforestation et à la destruction de la couverture végétale.

Je me propose de travailler sur Dynamique et Usage des espèces ligneuses dans le territoire de Tshela.  Ce qui nous permettrait de voir quelles sont les menaces qui pèsent sur cette flore-là et comment est-ce que je pourrai aider à résoudre ces problèmes-là. Et puis on pourra résoudre ce problème avec la population.

Dans l’atelier on nous a donné des techniques et des méthodes pour bien gérer notre forêt.  Nous avons appris la gouvernance forestière et on nous a expliqué quels sont les acteurs et les facteurs  de la mauvaise gouvernance.  On nous a par exemple expliqué la responsabilité de la population locale, de la corruption et des cadeaux, de l’ignorance et de la pauvreté.  On nous a parlé de la certification et à mon avis je pense qu’elle peut être une solution à la mal gouvernance forestière. Si par exemple tu n’as pas tous les documents exigés tu peux exploiter, mais pour faire passer ton bois dans le marché tu auras de sérieux problèmes.

L’atelier fait de nous des enseignants compétents. Cela veut dire que nous avons d’abord les savoirs, et ensuite les savoir-faire, les capacités méthodologiques, les  stratégies et puis la conduite cognitive, c’est-ç-dire qui rend possible la connaissance. Nous sommes capables de transmettre aux étudiants et comment nous devons nous comporter devant ces étudiants-là.  

La République Démocratique du Congo a la forêt, mais il n’y a pas assez de gens qualifiés pour bien travailler à lui éviter tous les maux que nous décrions. Il n’a pas de cadres bien formés pour pouvoir sensibiliser et éduquer les populations, les exploitants à la gestion durable des forêts. Même si la forêt est prise en compte dans le Produit intérieur brut les gens continuent à dire que la forêt est un don de Dieu et pensent qu’ils peuvent l’exploiter sans réserve, car demain il y’aura de nouvelles essences.

Nous sommes venus ici pour discuter et échanger avec nos pairs. De retour chez moi je vais être capable de bien transmettre ce que j’ai appris ici  aux autres afin qu’ils puissent bien s’imprégner de cette logique qui doit gouverner nos enseignements en foresterie. 

Quand on parle de gouvernance forestière, cela signifie effectivement qu’il y a la déforestation et la dégradation. La déforestation c’est la perte de la couverture végétale. Pour cela on doit gérer la forêt de sorte qu’elle ne puisse pas disparaitre.  La dégradation quant à elle  c’est la perte des biens et services fournis par la forêt. S’il n’y donc pas une bonne gouvernance forestière nous n’allons plus rien avoir de nos forêts et des biens et services qu’elles nous procurent.

 

Azantsa Symphorien, Expert Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC). Cellule FLEGT.

Le rôle de la CEEAC dans le processus de mise en place de la bonne gouvernance forestière en Afrique centrale.

La CEEAC coordonne la mise en œuvre du programme ECOFAC 5 dont un volet porte sur la gouvernance forestière, notamment l’appui aux Etats dans la mise en ouvre des accords de partenariats volontaires qui portent sur l’application des réglementations forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux de bois et des produits dérivés entre cinq pays de la CEEAC (Cameroun, Congo, Gabon, RCA, RDC) et l’UE. Et dans le cadre de cet accompagnement, nous avons un volet Renforcement des capacités des parties prenantes. Et parmi les parties prenantes identifiées, les Universitaires notamment les professionnels de l’enseignement ont été identifiés comme  étant un groupe d’acteurs clés. Parce que dans le cas de ce processus on s’est rendu compte que toutes les parties prenantes ne sont pas suffisamment associées. Raison pour laquelle elles n’ont pas toujours conscience du rôle et de leur valeur ajoutée par rapport à la mise en œuvre de ce processus.  

Nous sommes là pour expliquer qu’est-ce que c’est que ce processus APV/ FLEGT. Quand est-ce qu’il a commencé, où on en est au niveau de la sous-région,  qu’est-ce l’enseignant peut faire,  et éventuellement on compte pouvoir les aider à développer  un partenariat pour le développement des modules de formation spécifiques   sur la gouvernance forestière qui pourrait être intégrée dans le programme de formation des professionnels de la foresterie.

APV signifie Accords de partenariats volontaires. Ce sont des accords commerciaux bilatéraux conclus entre l’Union européenne et les pays producteurs de bois un peu partout dans le monde, et parmi lesquels la sous-région Afrique centrale. Ces APV découlent d’un processus qui s’appelle FLEGT, qui signifie Application des réglementations forestières, gouvernance et échanges commerciaux. La Cameroun, la RCA et le Congo ont déjà signé et ratifié ces accords. Maintenant ils sont dans la phase de développement de ces accords en vue de leur mise en œuvre complète.

Par contre le Gabon et le RDC sont encore entrain de négocier avec l’Union européenne. A terme il s’agit de développer et de mettre en place un système pour vérifier la légalité des bois et des produits dérivés qui sont exportés vers l’Union européenne et même, tout comme dans le cas du Cameroun et du Congo, des bois qui sont produits et en circulation au niveau du marché intérieur.

Par MOMOKANA Augustin Roger

C’est la communauté Foto de Douala en particulier, et le groupement Foto en g&e...
21 novembre 2014
L'Hôpital de Dschang est sans ambulance depuis plus de 20 ans. Le Cameroun vi...
20 novembre 2014
Le  changement   annoncé de la numérotation télép...
21 novembre 2014
ENOCH KWAYEB. Crédit photo CIN. Ainsi  c’est ENOCH KWAYEB  pr&eac...
20 novembre 2014

Arts et culture : Au cœur des funérailles chez les Bamiléké, à partir de celles de Teneh Tetang Martin

De fin octobre à mi-mars, la Menoua et les Bamboutos deviennent, le temps d’un week-end, les destinations privilégiés pour les habitants des autres départements du Cameroun, et même des touristes  en quête de nouveaux vécus.


Ambiance particulièrement chaude pendant à quelques minutes de l'entrée dans la place des funérailles de Sa Majesté le chef supérieur Foto . Photo Momokana/www.sinotables.com

Et pour cause, les funérailles. Oui les funérailles ont le vent en poupe. Tenus traditionnels d’apparat, gastronomie, retrouvailles, danses, solidarité, débordements. Tout est bien qui fait la différence du déjà vu. 

Les fils garçons de Teneh Tatang Martin. Teneh Tatang Souassi André à l'extrême gauche. Photo Momokana / www.sinotables.com

Du 13 au 15 novembre 2014, à Leffé, chefferie de 3ème  degré du groupement Foto, Commune de Dschang,  ont été organisées les funérailles de Teneh TETANG Martin (1918-1991), et de sa première femme Meneh  TSOPMO Marie (1930-2004).

Une ambiance de la cour pendant la danse Ngouh fô. Sa Majesté Momo Soffack au centre et dans son immense parasol. Photo Momokana /www.sinotables.com

Parmi les personnalités les plus en vue à cette célébration son Altesse royal MOMO SOFFACK 1er  de Foto, et NKUETI Leffé ci-devant  chef du village hôte de ces funérailles, et bien d’autres personnalités invitées  ou venues partager ce moment de joie, de souvenir avec la progéniture des défunts.

Nkuéti Leffé (au centre) et  deux de ses paires. Photo Momokana / www.sinotables.com

Tout  a commencé jeudi 13 novembre par la traditionnel Metsah qui donne le ton de cette cérémonie. Même si l’on commence par pleurer, la fête succède vite à la tristesse et au regret d’avoir perdu une personne si chère.

Papa Mekontchou Méketrè Kenfack Martin pendant son tour de la cour des funérailles. Photo Momokana / www.sinotables.com

Puis vendredi 14 novembre, c’est les funérailles des enfants morts, et de Meneh TSOPMO  Marie.  Tradition oblige, on ne « pleure pas l’époux et son épouse le même jour ». Ainsi on ouvre par les funérailles de la femme, pour clôturer avec celles de l’époux.

La parade d'une réunion. On remarque ici, au premier plan, le Délégué des Enseignements secondaires pour la Menoua, M. Voukin David. Photo Momokana / www.sinotables.com

A Leffe notre reporter a recueilli des avis des organisateurs et des participants, pour faire comprendre aux lecteurs non seulement la philosophie, les valeurs identitaires que véhiculent les funérailles, mais pour donner  à revivre  à nos lecteurs les moments forts  et mémorables de cette grande fête cultuelle et  culturelle.

Teneh Tatang Souassi André. Photo Momokana / www.sinotables.com

SOUASSI André est l’héritier de  Teneh TETANG Martin.  Il  nous édifie sur  la raison d’être de cette cérémonie : « Nous n’avons pas été contraints d’organiser les funérailles.  Nous l’avons décidé de commun sans pression et nous avons tenu de multiples réunions dans le but de nous accorder sur un certain nombre de choses. On a arrêté ces principes. On a établi un programme qu’on a exécuté pendant un an, douze mois jour pour jour, et aujourd’hui on est entrain de couronner ».

Les amis ne se font pas prier pour apporter leur concours à la réussite de l'événement. Photo Momokana / www.sinotables.com

Et comme principe, il était avant tout question pour chaque fils de la famille  de  démontrer  ce dont «il est capable dans son secteur d’activité, dans ses réunions, dans sa vie active. Parce que nous tous participons souvent aux activités des autres.  C’était pour nous un défi  de faire comme les autres, et parfois mieux qu’eux. »

Une foule de spectateurs pendant les parades. Sahadeu Albert au centre et coiffé en noir. Photo Momokana / www.sinotables.com

Pari tenu, à en croire les témoignages de SAHADEU Albert, un ami venu soutenir cette famille dans laquelle il ne compte plus  le nombre d’amis, «Dans les divers domiciles où je suis passés, je dis c’était merveilleux. Cette réussite est certainement due  à l’entente, c’est dire que nous sommes dans une famille soudée. » Cela  il le justifie par «l’entente», la «solidarité» et l’«harmonie» qui règne au sein de la famille.

Wamba Nkwa (au centre et coiffé d'aseh) et sa famille venu de Baleveng.  Photo Momokana / www.sinotables.com

D’ailleurs, il n’est pas  le seul à partager ce point de vue. WAMBA NKWA est un gendre venu de Baleveng. Pour lui  « Il y a eu une très bonne organisation. Le plus important c’est au niveau de l’organisation. Il est important que chaque convive se sente à l’aise et c’est ce que j’ai pu observer là où je me trouvais.  J’en suis content  et rassuré, car cela témoigne des relations cordiales et sincères qui unissent nos deux familles. Je suis arrivé ici à la tête d’une forte délégation de la famille Wamba Nkwa, de Baleveng. »

Moho Nkong Kenfack Pierre Marie, dit M. le Proviseur. Photo Momokana / www.sinotables.com

C’est que les organisateurs ont mis le paquet, comme le témoigne KENFACK Pierre Marie, «Organiser les funérailles de ses parents est un moment unique. Parce que chacun de nous a un père et une mère. C’est un événement inédit pour moi. Surtout que mon père est mort il y a vingt-quatre ans, quand je venais peine d’entrer dans la vie active. Aujourd’hui j’ai organisé les funérailles de mon père et je ne le referai plus jamais.»

Des invités très attentifs pendant les parades. Photo Momokana / www.sinotables.com

Le proviseur du Lycée Bilingue de Dschang  a raison. Un même individu, quelle que soit la valeur de sa fortune, ne saurait organiser plusieurs funérailles pour le même défunt. 

Papa Mekontchou Méketrè Kenfack Martin après une parade dans la cour. Photo Momokana / www.sinotables.com

S’agissant des funérailles de Teneh TETANG Martin, KENFACK Martin pense que le défunt  est «décédé alors que les enfants étaient encore jeunes : Jeunes en âge, jeunes  en scolarité. Dieu merci ils ont grandi et ont décidé de vous appeler pour magnifier, pour manifester  la joie d’être nés de ce monsieur ». 

Une attitude des fils de Teneh Tatang Martin lors des funérailles. Photo Momokana /  www.sinotables.com

Pour cela et pour bien d’autres raisons, l’héritier SOUASSI André ne pense pas qu’il faille avoir beaucoup d’argent pour rendre cet hommage à ses défunts, car dit-il à ceux-là pour qui les funérailles sont un gaspillage d’argent  , «on peut épargner cent francs par mois pendant dix ans et organiser une cérémonie comme celle d’aujourd’hui. En plus les amis sont prêts à donner deux cents francs. Tout cela réuni ça fait beaucoup d’argent. »  Et Dieu seul sait d’où les amis peuvent partir pour venir vous assister.

Comme les femmes d'un même hommes, ici les épouses des fils de Teneh Tatang. Photo Momokana / www.sinotables.com

Et l’apport des amis n’est jamais négligeable. Pour madame SOUASSI,  « Ce n’est pas une première, c’est-à-dire que dans les réunions nous avons régulièrement des funérailles chez les membres. Quand  mon tour  est arrivé on a fait la même chose que lorsqu’il s’est agi des autres. » L’appui est financière, matériel, mais elle  est peut être aussi technique, c’est-à-dire qu’un ami  ou une réunion qui ont une expérience en la matière non se seulement conseillent le novice, mais aussi se mettent entièrement à sa disposition pour effectuer des tâches précises.

 "Amis amis pour la vérité". Photo Momokana / www.sinotables.com

Pour cela le Proviseur KENFACK Pierre Marie sait gré aux siens car, dit-il, « ma force vient de mes amis. Ils m’ont beaucoup aidé, pas en me donnant de l’argent, mais en me prodiguant des idées et des conseils, en manifestant leur disponibilité. Je vais profiter de l’opportunité que vous m’offrez pour leur dire merci. Merci de l’appui multiforme qu’ils m’ont apporté. » 

Avec les membres d'une réunion de madame. Photo Momokana / www.sinotables.com

En fait, ce ne sont pas seulement les réunions, les amis  qui viennent et soutiennent l’organisateur de funérailles. «Dès que vous entendez que quelqu’un avec qui vous avez des liens assez rapprochés organise des funérailles, avec ou sans invitation, vous devez venir », pense KENFACK Martin, dit Fô KIKOUA et héritier de MEKONTCHOU MEKETRE à Tsinbing.

Le Proviseur Kenfack Pierre Marie parmi les membres de l'une de ses nombreuses réunions venues le soutenir. Photo Momokana / www.sinotables.com

Tout simplement parce qu’il s’agit d’une espèce d’institution  pour la solidarité, la socialisation et l’épanouissement individuel et collectif. «D’aucuns vous diront que les funérailles c’est très cher. C’est très cher par rapport à quoi ? Les funérailles c’est en réalité un somme de dettes que reçoivent ceux qui ont pu donner aux autres.  Ceux qui n’ont pas encore pu faire quelque chose viennent  te proposer leur soutien, sachant  que demain ce sera leur tour. Vu sous cet angle nous trouvons que les funérailles, ce n’est pas cher. » Cette réplique coupe court le débat  au sujet de la nature dépensière des funérailles. 

Pendant la danse Nkwé. La tête de la chèvre au sol. Photo Momokana / www.sinotables.com

Plus qu’une fête, les funérailles peuvent être également perçues comme une source du développement.  Les « enfants qui n’ont pas encore pu construire - s’ils ont l’âge- se battent pour le faire. De telle sorte qu’ils reçoivent leurs convives dans leur propre maison.  Ici vous voyez que chacun a pu se construire : le Proviseur, l’héritier, Roger, etc. », argumente KENFACK Martin, qui ajoute que  « parfois on va plus loin. Les gens, si leur moyens le leur permettent, vont jusqu’à reprofiler  la route. Afin que leurs invités n’arrivent  ou ne partent pas dans des  conditions inconfortables. »

Tout le monde au festin. Photo Momokana / www.sinotables.com

D’ailleurs il n’y aucun intérêt à ce que ses hôtes repartent insatisfaits.  Chacun voudrait garder des souvenirs inoubliables de cette  fête à laquelle il a pris part. Son Altesse royale MOMO SOFFACK 1er  de FOTO pense que si « les Etrangers viennent aux funérailles, ce n’est pas tellement pour manger et boire, mais  c’est surtout pour  découvrir notre façon de faire  et nos pratiques culturelles ». Et  d’ajouter pour conclure, « soyons donc à la hauteur de leurs attentes ». Cela concerne l’accessibilité, le dispositif d’accueil, les prestations et la bonne organisation.

Interdiction de tirer à partir de la cour. Mais les vieilles habitudes résistent malgré les mesures de sécurité. Photo Momokana / www.sinotables.com

SONNA Dieudonné, le maître de cérémonie est un habitué et sait de quoi son Altesse royal parle : «quand les organisateurs décident de laisser la charge à un maître de cérémonie, il faut qu’ils lui laissent les mains libres pour faire son boulot. »

 

Papa Sonna Dieudonné, dit Dieudonné Sonna (ancien de la langue Yémba sur la Crtv Ouest). Photo Momokana / www.sinotables.com

Pour lui il y a un ordre traditionnel : «Normalement c’est le medzon qui vient après  le ngouh fô.  Il y a eu un cafouillage, ce que je ne tolère pas lorsque j’assure la cérémonie. Je veux que les gens comprennent qu’il y a d’abord l’ouverture de la cour, et à cette occasion on dans le ngouh du chef du quartier,  celui du chef du village ou celui du chef supérieur. Et la première danse qui suit c’est le medzon. Après vient le nteuh, puis le azeng. C’est après ces danses que les autres, y compris celles des femmes, peuvent être invitées à se déployer. »

Très agréablement surpris de tomber sur leur fils en plein boulot à Leffé-Foto. Photo Momokana / www.sinotables.com

Dans certains cas, le désordre s’installe car chacun voudrait « faire vite et s’en aller », surtout que les gens viennent parfois de très loin.  A titre d’exemple, WAMBA NKWA venu de Baleveng aurait pu créer le désordre sous le prétexte qu’il vient de loin.  Mais il s’est plié au programme, convaincu de ce que  le «plus important c’est au niveau de l’organisation. »

Après les danses traditionnelles, les invités ont aussi besoin de ça. Ici As' Telong et quelques membres de son académie de musique. Photo Momokana / www.sinotables.com

E t ceci ne concerne pas seulement les manifestations dans la cour où les danses et les parades se succèdent. La gastronomie justement est l’un des moments les plus cruciaux. 

Momo Richard est dans la foule, et tout souriant. Photo Momokana / www.sinotables.com

«Quand vous organisez les funérailles vous savez que le monde va venir chez vous, et vous faites en sorte que chacun puisse boire quelque chose. » MOMO Richard sait bien de quoi il parle, en sa qualité de gestionnaire du bar  chez SOUASSI André.

La danse mbaya aura été l'une des grandes attractions ici chez Teneh Tatang'à Leffé. Photo Momokana / www.sinotables.com

Certaines personnalités,  nous nous abstenons de révéler leurs, ont expérimenté la triste expérience qui consiste à  poster  la gendarmerie ou la police à l’entrée de leur concession, pour empêcher au village d’envahir leur résidence. Pour eux il est absurde de penser  que «quand sonne l’heure de la réception, on ne tient pas rigueur  de la présentation du  billet d’invitation.  Chacun est libre de venir manger chez André, Chez Pierre Marie, chez  tel ou chez tel autre. Vous qui avez organisé les funérailles devez être content de voir que les gens mangent et boivent chez vous.»

Dès l'enfance on commence à apprendre. Indisponibles les mamans se font représenter par les enfants qui, pour la circonstance s'habillent conséquemment. Photo momokana / www.sinotables.com

Ce point de vue de KENFACK Martin est largement partagé. SOUASSI André n’a-t-il pas raison quand il déclare que « Les funérailles, je crois que c’est le partage ».

Les funérailles sont un festival de costumes traditionnels. Photo Momokana / www.sinotables.com

Il est arrivé de constater que  quelqu’un a dépensé «des millions de francs»  et a échoué dans l'organisation, tandis qu’à côté un autre a fait un grand succès avec  «avec juste dix ou cinquante mille francs ». Nombreux sont ceux qui se souviennent encore  de ce grand Directeur général qui avait organisé les funérailles de sa mère à coup de millions et s’était retrouvé, la nuit tombée,  avec les tables encore bien pleines. Parce que quelques années plus tôt il avait fait de même pour son père et avait envoyé une dizaine d’habitants du village voir les cellules de la gendarmerie sous le simple prétexte qu’ils  avaient  pu déjouer la vigilance de la gendarmerie pour se glisser dans sa résidence où seuls devaient avoir accès  les « grands ».

Encore une attitude des teneh Tatang. Photo Momokana / www.sinotables.com

En somme, « les funérailles deviennent pour nous un point d’honneur qui permet aux générations qui n’ont pas pu vivre les obsèques de repenser et de voir les visages de ceux-là qui sont partis. Parce que la mort c’est la mort ; et tout le monde passera par cette voie-là.  Nous l’avons fait et nous avons une génération qui est là, et qui nous le pensons, pourra perpétrer l’œuvre qui est entrain de se faire aujourd’hui. »

Sa Majesté Momo Soffack 1er, le roi des Foto en scène. Photo Momokana / www.sinotables.com

Mais il serait important que les organisateurs fassent preuve d’attention car cette pratique tend à disparaître, au profit des obsèques-funérailles très décriés par les traditionnalistes pour qui «On ne saurait pleurer tout en étant en joie en même temps. Et c’est la raison pour laquelle Sa Majesté le roi des Foto a interdit cela dans son groupement. Le passage est trop fort. On doit attendre au moins trois mois… on doit permettre à la génération qui n’a pas pu faire quelque chose lors des obsèques de le faire lorsqu’il y aura les funérailles. »

Les petits-fils sont bien présents pendant les festivités.  Demain ils assumeront la relève. Photo Momokana / www.sinotables.com

Ce faisant non seulement on contribue à préserver les traditions et notre identité que cela constitue, mais également on protège notre patrimoine contre la mondialisation qui tend  à tout mettre dans le  même plat.  D’ailleurs, même si les Occidentaux ne connaissent pas les funérailles, ils sont les adeptes des anniversaires. « Parce qu’un ami qui vient à un anniversaire apporte toujours sa bouteille de vin.  L’anniversaire c’est pour se souvenir d’une personne qui leur est chère. » 

Ellesont fait mal pendant la danse mbaya. Photo Momokana / www.sinotables.com

Dans tous les cas, la question  « pour quoi les funérailles ? » n’a aucun sens  et on pourrait retourner  «pour quoi pas les funérailles ? » « Les funérailles gênent qui ? » « Ça dérange qui ? » Comme pour dire aux uns et aux autres que

L'artiste DEVAI ici au second, et son ses amis pendant son tour de la cour.  Photo Momokana / www.sinotables.com

« Nous devons savoir tout simplement que chacun a son chez soi, pour être né quelque part. Et à un moment donné chacun aimerait que les gens viennent voir où il est né. C’est aussi cela les funérailles. 

L'orchestre tenu par des experts venus parfois de très loin pour assurer. Photo Momokana / www.sinotables.com

Et les gens doivent admettre qu’ici ce ne soit pas comme là-bas chez eux, ou ailleurs où ils ont été. »

Les droits  ne sont jamais négligés. Ce porc est un droit payé et le bénéficiaire ... Photo momokana / www.sinotables.com

«Ça n’a pas été facile. Nous avons bien préparé cet événement, mais on ne cessait d’avoir des frixons. Parce qu’on ne sait jamais si ça va se passer exactement comme vous avez prévu.

Madame et Monsieur Souassi André, dit Teneh Tatang. Photo Momokana / www.sinotables.com

La famille Teneh Tatang remercie tous les amis, toutes les familles et les amis de ses amis qui ont bien voulu nous accompagner dans le processus de ces funérailles. On est content d'eux. Je me sens soulagé.»

Par MOMOKANA Augustin Roger

 

Election du Bureau du Sénat : le RDPC sans adversaire


«Que signifie que Jésus est ressuscité ? »


Tourisme : Le préfet de la Menoua annule la nomination d’un nouveau directeur à l’Office de tourisme