3 Questions à sénateur Sonkin Etienne, à propos de la candidature du SDF à la prochaine élection présidentielle

Publié le 31 Déc 2017 par Augustin Roger MOMOKANA

Spread the love

Le Social democratic front (SDF) a commémoré le 26 mai 2016 son 26e anniversaire. A Dschang, un grand meeting a mobilisé les militants et les sympathisants du parti de la balance à la place des fêtes. Nous avons posé trois questions au sénateur Etienne Sonkin, trésorier national du SDF.

 Vous avez déclaré à la fin de votre intervention que ceci est votre testament. Que doit-on retenir au terme de ce meeting, vous quittez la politique ?

Par abus de langage j’ai dit que c’est un testament. Mais lorsqu’on donne le testament ça ne veut pas dire qu’on va mourir le lendemain. Je veux dire que le message que je transmets aux populations et à la postérité c’est qu’il faut être conséquent dans les choix politiques. Il faut déjà connaître et comprendre ce que c’est que la politique et il faut se décider en conséquence. Pour ne pas avoir à se plaindre de ses propres turpitudes. Parce que les plaintes des populations sont la résultante des turpitudes de ces populations.  C’est-à-dire que vous-même choisissez la cause de vos malheurs.

Mais vous dites qu’il faille laisser tomber le RDPC pour donner sa chance au SDF votre parti !

Je n’ai pas eu de parti pris au cours de ce meeting. Je ne me suis pas appesanti à faire croire que c’est le SDF qui est le meilleur et tous les autres sont mauvais. J’ai voulu que les populations comprennent que quand vous confiez un travail à quelqu’un, s’il l’exécute mal, à la prochaine opportunité il faut le renverser et confier le travail à quelqu’un d’autre, c’est-à-dire qu’il faut remplacer le régime en place pour essayer un autre, qu’il soit SDF ou d’un autre parti.

Est-ce que le sénateur Sonkin se propose d’être le successeur de Paul Biya ?

Non  c’est vite dit comme ça. C’est une façon de parler. Je n’ai pas dit que je me propose d’être le successeur de Paul Biya. Mais j’ai dit que j’ai des atouts qui me permettent, si l’opportunité m’était donnée, si d’aventure par exemple le parti m’investissait de gérer. Mais je n’ai pas dit que je suis le candidat indiqué de mon parti. Il y a des mécanismes pour investir le candidat d’un parti. Et je suis prêt à soutenir le candidat du SDF et de veiller à ce que si le SDF gagnait les élections que ce candidat gère à ce que les populations trouvent leurs comptes.

Propos recueillis par Momokana Augustin Roger

Sinotables  est un journal participatif ! Envie de contribuer? Envoyez votre témoignage à la rédaction de Sinotables via collaboration@sinotables.com, ou info@sinotables.com