Dschang : Le four à charbon fait deux morts par asphyxie.

Publié le 31 Déc 2017 par Augustin Roger MOMOKANA

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Au quartier l’opinion parle  de  « haute sorcellerie ». Elle ne comprend  pas comment des personnes  apparemment bien portant peuvent subitement mourir comme des moustiques.  Et  que quelqu’un  veuille leur explique la situation autrement que par le mystique.

Dr Bouting Mayaka Georges est le directeur de l’hôpital de district de Dschang. Il a été appelé  et s’est transporté sur les lieux pour constater. De ce constat il explique : « La patiente ; celle qui a pu nous parler nous a laissé croire, par la symptomatologie qu’elle a présenté ; à savoir vomissements, céphalée, vertiges et malaise, que c’est l’exposition à la fumée de charbon dont le corollaire est la production de Co qu’on appelle encore le monoxyde de carbone qui est responsable de la mort de deux des quatre occupants du studio.

La fumée a dont tué deux personnes : Maya Mireille et Fongang Loïc (18ans). Deux autres occupants du même studio sont admis à l’hôpital de district de Dschang : Teuna Chantal et Kengne Nde Balbine (28 ans).

Ce qui s’est réellement passé.  La journée du dimanche est le jour du baptême de Kengne Ndé Balbine, employé dans un établissement bancaire à Dschang. Elle habite seule. Et à cette occasion sa maman (Tema Chantal, sa sœur Maya Mireille et son  cadet Fongang Loïc) sont arrivés respectivement  de Douala (mère) et de Bafoussam (frère et sœur).

Ces personnes ont passé la soirée de samedi à faire les préparatifs de la cérémonie de baptême. Elles ont donc fait une partie de la cuisine.  Et au moment d’aller se coucher, elles ont péchés en mettant le four à charbon allumé dans la maison, au salon.  Fongang Loïc a dormi sur le canapé au salon, tandis que la mère et  les deux filles ont dormi dans la chambre. Leur position au lit : la mère au fond avec au-dessus la fenêtre,  Maya Mireille devant et Kengne Ndé Balbine au milieu.

Tard dans la nuit Balbine  sent un malaise et  s’inquiète que le paludisme veuille gâcher sa fête de son baptême. Elle descend du lit et va se coucher sur la moquette au salon. Elle s’inquiète de ce qu’elle ressent, mais ne peut pas perturber le sommeil de ses hôtes.

A l’aube papa Ndé arrive dans la ville comme prévu et appelle sa fille qui vient, aux prix de mille efforts le chercher en route. C’est lorsque le père et la fille rentre dans la maison qu’ils constatent qu’il y a quelque chose d’anormale qui s’est produit.  Le garçon  ne réagit pas. Il est déjà décédé. Dans la chambre les autres occupants vont très mal. Il faut les transporter à l’hôpital. Ce faisant la mort attrape Maya Mireille avant même d’avoir franchi le seuil de l’hôpital. La mère et sa fille sont admises aussitôt en réanimation.

« Dans ce cas de figure l’hémoglobine qui porte l’oxygène  est bloqué par le Co  qui est très toxique et  délétère pour les tissus. Ce qui explique que le cerveau, les tissus, et les autres organes nobles ne sont plus oxygénés. La symptomatologie qui vient découle de ces souffrances cellulaires, ces souffrances tissulaires, ces souffrances organiques. »

Momokana Augustin Roger

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