Cameroun : l’usage de certains mots et expressions désormais interdit.

Publié le 01 Jan 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

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Le Conseil national de la communication (CNC) a publié vendredi 20 janvier 2017 un communiqué qui indique les mots et expressions désormais interdits d’usage dans les médias camerounais.

La décision du CNC d’interdire l’usage de certains mots et expression fait suite à la radicalisation de l’opinion depuis la mise aux arrêts de certains leaders de la causes anglophones que le gouvernement accuse d’être à l’origine du désordre qui persiste à Bamenda, Buea et Kumba, les principales villes anglophones du pays.

Deux nouveaux mots viennent  ainsi enrichir la liste du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation qui a interdit d’activités certaines organisations de la société civile réputées dans les régions anglophones.

Fédéralisme et Sécession s’ajoutent donc à Southern Cameroons National Council (SCNC) et Cameroon Anglophone Civil Society Consortium (CACSC). Elargissant davantage notre liste, l’on pourrait y inclure des noms de personnalités à l’instar de Dr Fontem Aforteka’a Neba et Me Nkongho Felix Agbor Balla.

Loi N°2010/012 relative à la cybercriminalité et à la cybersécurité au Cameroun

Art. 77. – Est puni d’un emprisonnement de deux (02) à cinq (05) ans et d’une amende de 2.000.000 (deux millions) à 5.000.000 (cinq millions) fcfa ou de l’une de ces deux peines seulement, celui qui, par la voie de communications électroniques ou d’un système d’information, commet un outrage à l’encontre d’une race ou d’une religion.

(2) Les peines prévues à l’alinéa 1 ci-dessus sont doublées lorsque l’infraction est commise dans le but de susciter la haine ou le mépris entre les citoyens.

Art. 78. (1) Est puni d’un emprisonnement de six (06) mois à deux (02) ans et d’une amende de 5.000.000 (cinq millions) à 10.000.000 (dix millions) fcfa ou de l’une de ces deux peines seulement, celui qui publie ou propage par voie de communications électroniques ou d’un système d’information, une nouvelle sans pouvoir en rapporter la preuve de véracité ou justifier qu’il avait de bonnes raisons de croire à la vérité de ladite nouvelle.

(2) Les peines prévues à l’alinéa 1 ci-dessus sont doublées lorsque l’infraction est commise dans le but de porter atteinte à la paix publique.

Augustin Roger MOMOKANA