Cameroun- Question anglophone: Voici les concessions du gouvernement

Publié le 01 Jan 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

Spread the love

D’emblée et face à certains points des revendications, le du Comité ad hoc tranche : «s’agissant de la fédération,  Président de la République a souligné, dans son message à la Nation, le 31 décembre 2016, que le forme de l’Etat était non négociable ».

Les conclusions des travaux techniques du Comité interministériel ad hoc chargé d’examiner et de proposer des solutions aux préoccupations soulevées par les enseignants anglophones appelle les syndicalistes et les parents pour un retour dans les campus.

Le comité réunit les 12 et 13 janvier 2017 à Bamenda, chef-lieu du Nord-Ouest, a examiné méthodiquement et avec rigueur les 20 points soulevés par les enseignants du sous-système éducatif anglophone.

« Les syndicalistes ont sollicité la libération inconditionnelle de tous les gens interpellés au cours des derniers événements dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et ont exprimé leur option pour fédération à deux états, dans la gestion des affaires publiques. », rapporte le communiqué finale publié lundi.

Face à ces revendications, le président du Comité ad hoc fait valoir que le « gouvernement a déjà tenu compte de plusieurs revendications formulées par les syndicats du système éducatif camerounais ». Il égrène à ce sujet quelques mesures en vue:

  • un recrutement imminent de 1000 enseignants bilingues (mathématiques, sciences, technologies, french ;
  • l’intégration de la première vague des instituteurs contractuels des cycles primaires et des professeurs contractuels du cycle secondaire ;
  • l’octroi, aux établissements privés des cycles primaire et secondaire, d’une dotation additionnelle de deux milliards de F CFA en guise de subventions pour l’année scolaire 2016-2017 ;
  • l’organisation, en 2017, du Forum national de l’éducation.

Le communiqué précise que d’autres recommandations ont été soumises à l’attention du Premier ministre, Chef du gouvernement.

Par ailleurs, le gouvernement invite les syndicats des enseignants du sous-système éducatif anglophone à plus de responsabilité. Il demande à cet effet:

  • Aux syndicalistes, de lever le mot d’ordre de grève
  • Aux parents des élèves et étudiants inscrits dans les écoles, collèges, lycées, universités du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, aux syndicalistes et responsables des établissements primaires, ou universitaires publics ou privés de ces deux régions d’autoriser les élèves et étudiants à rejoindre, dans les meilleurs délais, les salles de cours.

Augustin Roger MOMOKANA