Ce que pense Jacquis Kemleu de la hausse du prix de l’huile de palme brute sur le marché

Publié le 03 Jan 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

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Contre toute attente, le prix de l’huile de palme brute sur le marché est passé 550 francs à 700 francs. Cette hausse a des répercussions graves sur le panier du consommateur, l’huile de palme faisant partie des ingrédients essentiels  pour notre alimentation. Jacquis Kemleu Tchabgou est le secrétaire général de l’ASROC (Association des Raffineurs des oléagineux du Cameroun).

« Nous, au niveau industriel, avons un prix qui est homologué. Il est difficile pour nous de savoir la spéculation qui se passe sur le marché relativement aux ménages. Mais en ce qui concerne l’achat des industriels que nous sommes  chez les producteurs de la première transformation, les prix n’ont pas changé. Et comme ils n’ont pas changé, nous n’avons pas changé les nôtres.  Au niveau du produit fini nous sommes restés aux prix homologués depuis pratiquement 2008. »

Le secrétaire général de l’ASROC  ne se sent pas directement concerné par la hausse du brute qu’il utilise comme matière première à la base des huiles raffinées  mais croit pouvoir attirer l’attention de la Brigade nationale de contrôle et de répression des fraudes sur cette hausse du prix du brut car, elle intervient dans un contexte difficile.

« Les consommateurs qui utilisent l’huile de palme brute comme un produit fini. Nous  l’utilisons, au niveau industriel, comme une matière première. C’est justement au niveau du produit fini qu’il y a un souci. Parce que le prix homologué est de 600 francs hors taxes. Ça signifie qu’on se situe sensiblement au niveau de 785 francs ; et lorsque les prix finissent  par atteindre 900 francs, il y a une brigade nationale de contrôle et de répression des fraudes qui doit descendre sur le terrain et remettre de l’ordre pour que les consommateurs, vous et moi, que nous sommes puissions  être capables de pouvoir nous procurer cette denrée qui est essentielle pour notre alimentation. »  

La Brigade nationale de contrôle et de répression des fraudes est donc où ? Selon de sources médiatiques, le problème c’est la SOCAPALM qui a convaincu le ministère du Commerce de baisser les bras face à cette haute qui relève de l’égoïsme industriel.

Augustin Roger MOMOKANA