Voyages : Combien coûte le ticket de voyage dans les agences de transport par route ?

Publié le 03 Jan 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

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Combien coûte le ticket de voyage dans les agences de desserte par route ? Difficile de répondre à la question. Surtout en cette période de vacances où l’on assiste à l’explosion des flux de voyageurs sur nos grands axes routiers. La demande conditionne l’offre.

Les voyageurs, ceux qui se rendent à l’Ouest, ont du pain sur la planche. Chacun doit débourser la somme imposée par le transporteur pour obtenir un ticket de voyage. Et il doit le faire à temps, au risque de reporter, malgré tout, son voyage. Obtenir le précieux ticket, à certaines heures de la journée relèvent du miracle.

Chaque week-end, le cœur du Cameroun bat à l’Ouest. Les grandes métropoles se vident au profit du pays bamiléké qui vibre au rythme des congrès et des activités ludiques. Pour se déplacer, il faut soit réserver son ticket en matinée pour les voyages de nuit, soir se présenter devant le guichet à l’aube.

Cette semaine, le ticket se négocie entre 4500 FCFA et 5000 FCFA pour aller de Yaoundé à Dschang. Et en cas d’urgence, le voyageur peut solliciter le « banc de touche », c’est-à-dire le couloir ou l’escalier. Cela lui coûtera entre 3500 FCFA et 4000 FCFA. Encore qu’il faut voir le motor boy ou le chauffeur à temps. Et la CONAC (Commission nationale anti-corruption) qui a autrefois ciblé le secteur de transports interurbain pour tenter d’éradiquer la corruption au Cameroun ?

La question que l’on est en droit de se poser, de poser est pourquoi est-il impossible de fixer, une fois pour tous,  les tarifs de voyage au Cameroun. Les ministères des Transports et du Commerce devraient s’y pencher, en prenant en compte une réalité : en temps de vache maigre, aller de Dschang à Yaoundé  et vice versa coûte moins de 4000 FCFA quelle que soit le transporteur.

Cette pratique que nous déplorons aujourd’hui est récurrente sur l’année. En fin d’année, en saison des funérailles. Il s’agit, en réalité, d’un cycle qui permet au transporteur de se faire du beurre sur le dos des voyageurs esclaves de leurs traditions.  Et comme l’esclave doit voyager, il peut se soumettre à toutes sortes d’humiliations. Parfois le passager sort du car pour prendre la route de l’hôpital.

Daniel ABEBI (Collaboration)