Dossier spécial: Le plan de déstabilisation du Cameroun par les USA la création d’un nouveau Darfour

Publié le 04 Jan 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

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AMBAZONIE, l’histoire du DARFOUR camerounais.

La stratégie des Etats-Unis utilisée au soudan est désormais appliquée au Cameroun afin de mettre la main sur les importantes réserves pétrolière de notre Pays. Si le Sud-soudan est aujourd’hui un Etat souverain et indépendant, la guerre n’y est pas finie, et la richesse annoncée tourne autour d’un taux de croissance négatif du PIB de l’ordre de – 6,5 %. Lorsque nous observons le Cameroun, la Région anglophone a toujours fait l’objet de conflits (référendum sur l’attachement du Cameroun britannique septentrional au Nigéria, conflit frontalier Cameroun-Nigéria).  Une crise   liée au fait que cette zone Pétrolifère a toujours été convoitée par les occidentaux notamment l’Angleterre et les Etats-Unis qui avaient pourtant joué un très grand rôle dans la résolution du conflit de Bakassi. Désormais les USA semblent faire une volte face en essayant de s’approprier toute la zone dite Anglophone. La crise anglophone au Cameroun prend des proportions inimaginables.  Depuis le jeudi 22 septembre 2017 deux explosions de bombe artisanale ont retenti dans deux villes, Bamenda le 22 septembre 2017  et Douala le 23 septembre 2017 celle-ci ont été revendiquée par une milice armée appartenant à la République populaire et imaginaire d’Ambazonnie. Observons les péripéties de la crise et le jeu des acteurs politiques on peut facilement faire une réelle similitude avec le conflit du Darfour qui a conduit à la division du soudan.

Une zone pétrolifère et potentiellement riche :

Le Cameroun : C’est connu de tous la zone sud Ouest du Cameroun a dans son  sol d’important gisement de pétrole. Les champs off-shore à Limbe (rio del rey) et la presqu’île de Bakassi (10% des réserves mondiale de gaz et pétrole) sont les zones officiellement reconnues pour leur pétrole. Si les Etats-Unis ont œuvré et plaidé en faveur du Cameroun dans la résolution de ce conflit, l’on constate que aujourd’hui les intérêts stratégiques des USA est de faire main basse sur toute la zone Nord-ouest et Sud-ouest

Le Sud-Soudan, est un territoire extrêmement riche en pétrole avec 75% de la production pétrolière de tout le Soudan et dont la production quotidienne serait de 130 000 barils par jour (Afrique la tribune.fr).

Dans les deux cas de figure, le pétrole pourrait être l’objet majeur de convoitise source de tous les conflits dans le monde et pourquoi pas chez nous.

Le conflit au Cameroun, ressemble étrangement à celui du Soudan où il a été un conflit social perçu plutôt comme une discrimination entre les arabes musulmans au pouvoir et les chrétiens noirs majoritaires. Le nationalisme et le droit des peuples à s’autodéterminer sont les prétextes qui ont permis de justifier en s’appuyant sur les raisons de remise en cause du vivre ensemble, une guerre dont le nombre de morts demeurent incalculable.

Quant à la zone nord-ouest, si les puits de pétroles n’y existent pas encore mais dont le potentiel pétrolifère est avéré l’on sait néanmoins que son potentiel agricole est des plus élevé, champs de thé, d’hévéa, le riz, un élevage intensif bref un sol très fertile qui susciterait autant de convoitise pour n’importe quelle grande puissance. Le sud-Soudan agricole existe également et l’on constate que ceux qui ont dessiné la nouvelle carte du Soudan a pris le soin de jumeler au sud ces deux activités afin de désintéresser les populations du pétrole (réservé aux grands) au profit de l’agriculture, ce qui pourrait être la même chose chez nous au Cameroun. Ne dit-on pas que l’agriculture est le pétrole vert ?

La crise Sociale : entre le nationalisme Anglophone Camerounais et le christianisme sud Soudanais

Au Darfour, les « noirs », des chrétiens pour la plus part ont désormais leur Etat, et semble se satisfaire de cet indépendance dont les retombées économique profitent seulement au peuple Américain. Chrétiens pour la plupart, les noirs du Soudan sous le prétexte de la marginalisation ont décidé d’entrer en conflit ouvert avec les autorités de Khartoum. Dirigé par un certain OMAR HASSAN EL BACHIR dictateur cruel et sanglant présenté au monde faisait d’ailleurs l’objet d’un mandat d’arrêt international. Aujourd’hui il semble être moins sous le feu des projecteurs et son départ n’est plus réclamé depuis l’indépendance du Soudan du Sud. Ne serait-il plus le dictateur dangereux d’alors ? Les médias occidentaux qui ont su entretenir ce conflit, ont réussi à montrer à la face du monde une supposée cruauté du régime afin d’appeler la communauté internationale en renfort. Mais nous constatons que cette cruauté peut être tolérée en cas de coopération du chef d’Etat menacé d’être tué ou emprisonné

Au Cameroun, les revendications portant sur la marginalisation des populations appartenant à la culture coloniale anglo-saxonne sont établies, les ressortissants des zones dites « anglophones » estiment ne pas avoir ce qu’elles méritent sur le plan politique et institutionnel. Cela a commencé par une revendication du rééquilibrage linguistique et constitutionnel, désormais cela se transforme en revendication d’autonomisation voir d’indépendance et de séparatisme. Pourtant au Cameroun, l’unité territoriale est une priorité majeure. Les revendications qu’entraine donc cette cause marginale ont pour objectif de provoquer la colère des autorités qui dans leur devoir de maintien de l’ordre peuvent réprimer ces manifestations qui sont de plus en plus violentes. Ce qui ouvrirait les portes aux chiens de gardes que sont Human right watch et Amnesty international qui n’hésiteront pas à taxer le régime de Yaoundé de dictature sanguinaire et de mandater l’ONU pour une éventuelle intervention.   Les différents outils utilisés pour diaboliser nos chers dictateurs sont : les lanceurs d’alertes Human right watch et Amnesty International ces ONG chargés de défendre les droits de l’homme, (la tendance en Afrique étant de dénoncer les autorités et  d’accuser les régimes africains de tuer leurs populations), la tres célèbre cour internationale de justice de la Haye en guise d’organe judiciaire.

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