Le ministère des Arts et de la culture prend la mesure du festival du film éducatif de Dschang.

Publié le 04 Jan 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

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Des émissaires du MINAC (ministère des Arts et de la culture) viennent de séjourner à Dschang, ville d’accueil du Festival Komane. Ils s’ont venir s’enquérir de l’état d’avancement des préparatifs de la quatrième édition de ce festival qui se déroule du 1er au 3 février 2018.

« Nous sommes à Dschang, sous invitation de l’association AJACC (association des jeunes cinéastes camerounais). Il s’agit de prendre une part active au lancement de leurs activités. En tant qu’accompagnateur de la politique culturelle il fallait que nous y soyons », explique Madame Kwedi Kingue Jeanne Flora. Elle est Chef du Service des Statistiques  du Fichier vidéo et audiovisuel au MINAC.

L’AJACC est un regroupement de jeunes acteurs qui font leurs premiers pas dans le cinéma. C’est la politique mise sur pied par le Komane Filme, le promoteur du festival du film éducatif de Dschang.  La présence des cadres du MINAC aux côtés du festival de Dschang attestent de l’accompagnement de ce jeune festival par les pouvoirs publics.

« Le ministère accompagne les festivals dans leur organisation. Il y a ce qu’on appelle des appuis financiers institutionnels. On pourrait aussi parler de l’accompagnement technique. La direction dans laquelle nous travaillons a des techniciens du cinéma, c’est-à-dire que nous sommes ce qu’on appelle des consultants dans ce domaine où ils sont des limites », explique M. Mintunu François-Gérard, Sous-directeur de la cinématographie, des normes et des  contrôles.

Selon les hôtes de Martial Kouamo, l’accompagnement s’est fait beaucoup plus sur le plan technique, donc de l’orientation et du suivi des activités du festival Komane. Ainsi deux importantes séances de travail ont eu lieu. D’abord avec le comité directeur du festival Komane, et ensuite avec les acteurs, après avoir regardé leurs productions.

S’agissant des acteurs, M. Mintunu François-Gérard explique, «  Hier nous avons rencontrés les jeunes acteurs. Nous avons vu leurs courtes productions. Nous avons fait des critiques. Nous avons fait des suggestions. Si bien qu’à l’issue de cet entretien ils se sont sentis vraiment encadrés. Quand nous reviendrons ici, peut-être dans deux ou trois mois, je leur poserai des questions sur comment est-ce qu’ils ont évolué, par rapport à notre première séance que nous avons eue hier soir ».

Au moment où ils reprennent la route, les responsables du MINAC ont une très bonne idée du festival du film éducatif de Dschang. Madame Kwedi  Kingue Jeanne Flora témoigne, « Nous pensons que le travail qui est fait par Komane Film, c’est un travail qu’il faut louer. Il faut vraiment louer quand les jeunes se mettent ensemble pour faire la promotion d’un art il faut les encourager et c’est ce que nous essayons de faire ; c’est ce que nous avons fait en répondant présent à leur invitation ».

D’un côté, comme de l’autre, il est attendu que les séances de travail que les acteurs du festival et les cadres du ministère viennent d’avoir impactent directement sur les activités et la qualité de la quatrième édition du festival Komane. « Je suis sûr que l’édition qui arrive sera beaucoup mieux organisée que les éditions précédentes. J’ai la certitude, parce que j’ai approché les uns et les autres », Mintunu François-Gérard se veut rassurant.

La particularité du Festival Komane est qu’il promeut exclusivement le film à thème. « Le film éducatif apporte une certaine leçon aux cinéphiles. A la fin du film, celui qui l’a regardé doit être capable de tirer une leçon qui l’aidera soit à changer d’attitude, soit doit se poser un certain nombre de questions sur ses attitudes passées ».

Augustin Roger MOMOKANA