Menoua/ Penka-Michel : les populations demandent la délocalisation de la Faculté d’agronomie de l’Université de Dschang à Penka-Michel.

Publié le 04 Jan 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

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Le transfert de la Faculté d’agronomie et des sciences agricoles (FASA) de l’Université de Dschang du campus principal à Dschang à Penka-Michel  préoccupe sa population et ses responsables politiques.

Sa Majesté Fozang Tiaze Jean Pierre, le porte-parole des populations de l’arrondissement de Penka-Michel a,  dans le discours de bienvenue au préfet du département de la Menoua qu’il a prononcé jeudi 22 novembre 2017,  formulé une doléance qui pourrait paraître banale aux Gens de Dschang.

Selon le maire Sa Majesté Fozang Tiaze Jean Pierre, il serait souhaitable que la FASA soit délocalisée à Penka-Michel. Il justifie sa demande par le fait que l’université possède un très grand domaine en pleine ville de Penka-Michel, ce qui compromet l’extension de la ville.

Le domaine de l’université de Dschang à Penka-Michel est vaste et sert de champs d’expérimentation pour la FASA. Il faudrait donc l’occuper autrement, ou alors le partager avec la municipalité qui peine à lotir ses populations.

Monsieur Balungeli Confiance Ebune a bien noté la doléance de Penka-Michel. Mais il n’en n’a pas fait cas dans son discours de circonstance, comme ça été le cas pour certaines doléances soulevées  par le même maire.

A Dschang, lorsqu’un habitant lui a posé la question de savoir s’il y a un autre moyen (lobby) pour obtenir la création de la faculté de médecine promise par le président de la république, étant donné que les gens sont fatigués d’écouter cette doléance dans tous les discours, le préfet lui a répondu : « je crois qu’il faut savoir garder patience ». L’habitant voulait garder patience et le lendemain le président de la république a accordé la faculté de médecine.

Le préfet Balungeli Confiance Ebune doit avoir appelé le président de la république pour lui expliquer l’état d’anxiété dans lequel se trouvaient les populations de la Menoua, parlant du dossier de la faculté de médecine.  Nous ignorons s’il va appeler le maire de Penka-Michel pour partager avec lui  l’adage selon lequel « le porteur d’eau ne court jamais ».

Augustin Roger MOMOKANA