Politique : Maurice Kamto et le MRC pourront-ils arracher la Menoua au RDPC ?

Publié le 04 Jan 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

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« L’une des choses qui fragilisent le Cameroun c’est l’incapacité de ceux qui ont la charge  de tendre l’oreille pour comprendre les problèmes des Camerounais ».

D’après les statistiques présentées dimanche 19 novembre 2017, aux militants du MRC (Mouvement pour la renaissance du Cameroun) réunis à la place des fêtes de Dschang,  il y aura match lors des prochaines échéances électorales  dans la Menoua.

Le MRC a réalisé un taux de couverture de 75 % pour le département de la Menoua, et de 97,5% en ce qui concerne la région de l’Ouest. Ainsi, ce parti politique est bien implanté dans 39 des 40 arrondissements que compte la région.

Le meeting présidé personnellement par le président Maurice Kamto, a donné l’occasion au secrétaire de la coordination départementale  de la Menoua de s’adresser aux partis politiques d’en face et au gouvernement RDPC.

Aux partis politiques, « la politique n’est pas la guerre. Il s’agit d’un moyen pour trouver des solutions aux problèmes de notre société ». Et au gouvernement, de savoir que les attentes de la Menoua sont nombreux : la création de la faculté de médecine, d’une école normale supérieure à l’université de Dschang, la relance des activités de la Soderim, la réhabilitation de la Caplamé, la réhabilitation du Centre Climatique de Dschang, l’exploitation de la bauxite de Fongo-Tongo, le réaménagement et l’ouverture de l’aérodrome de Dschang, etc.

Le président du MRC quant à lui a centré son propos sur la renaissance du Cameroun, tel qu’il l’entend. Ainsi, le premier argument c’est de lutter contre tous ceux qui militent pour la partition du Cameroun. «Aucun camerounais digne de ce nom ne peut soutenir la sécession », a-t-il déclaré, poursuivant que ce qui  tue le Cameroun c’est le comportement de ses dirigeants actuels, « quand on  est dans l’opposition au Cameroun, vous êtes disqualifiés pour tout. Vous êtes un taré, un rien à bon. Rien de bon ne peut sortir de vous ».

Depuis sa création, le MRC lutte pour la renaissance du Cameroun. Ce n’est pas en vain que des jeunes, des fonctionnaires de l’Etat, des hommes et des femmes ont choisi cette voie du sacrifice. Avec eux, « le train du changement est en marche et rien ne l’arrêtera avant qu’il entre en gare, sa destination finale » qui n’est autre que le Palais présidentiel.

Maurice Kamto annonce qu’une fois au pouvoir le MRC procédera à la transformation du système éducatif camerounais pour le rendre professionnalisant. Autre promesse c’est la capacité de son parti à créer 500 milles emplois en un seul mandat. Lors des prochaines élections, les jeunes et les femmes auront plus d’opportunité. « Je voudrais que le plus jeune élu à l’Assemblée nationale  soit du MRC », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il y aura beaucoup plus de femme dans le bureau national.

On ne va pas arriver à Etoudi comme si on allait au marché de Dschang. Il faut passer par les élections. Et le système en place a verrouillé sont système. Ce qui ne perturbe nullement l’ambition du MRC qui est un parti qui vise l’excellence. Pour cela le président Maurice Kamto a appelé les militants de son parti et les populations en général, à se rendre dès janvier auprès d’Elecam pour s’inscrire sur les listes électorales. Parce que la Victoire  se résume trois mots : I comme inscription sur les listes électorales, V comme vote et S comme surveillance de son vote. Cela fait, le MRC se réserve de « défendre »  le vote au cas où.

Aux fonctionnaires et aux militants du parti au pouvoir, le MRC ne fera pas la chasse aux sorcières. « Nous n’allons pas inventer d’autres citoyens », a lancé le professeur Maurice Kamto, comme pour  ces derniers à la sagesse. « On perdra ou on gagnera ensemble ».

Les différentes interventions ont été ponctuées d’intermèdes présentées par des artistes dont Wakeu Fogaing, les Ladies de Penka-Michel et aussi les acrobates du Family City Crew.

Augustin Roger MOMOKANA