Santchou: le préfet de la Menoua demande aux élites extérieures d’être des catalyseurs du développement et non ses fossoyeurs.

Publié le 04 Jan 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

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« Je suis venu prendre physiquement contact avec vous, me présenter à vous. Discuter  avec vous des problèmes qui sont les vôtres. Je suis venu prêcher les vertus le dialogue, du travail et de la paix ».

Le préfet de la Menoua, Balungeli Confiance Ebune a entamé, vendredi 17 novembre 2017, par l’arrondissement de Santchou sa tournée de prise de contact avec les populations de son unité de commandement.

Santchou  est un arrondissement situé dans la cuvette dite plaine de Mbo, au pied de la falaise de Dschang. Il couvre une superficie de 337 km² pour une population de 41 000 habitants. Sa population est cosmopolite. Elle comprend les mbo, les bamilékés, et les autres ethnies.

« Aller de Santchou à Fondonera prend 10 minutes, mais on est obligé de passer par Dschang pour traverser successivement les groupements Fotetsa et Fossong Wentcheng ; ce qui vous prend 4 heures de temps », préoccupation du chef supérieur Fombap. Cette situation s’est davantage compliquée avec la catastrophe d’août dernier qui a été marquée par des éboulements de terrain.

Dès Fombap, le préfet et sa suite constituée des chefs des forces du maintien de l’ordre, des délégués départementaux ont entrepris de visiter quelques infrastructures dont le foyer (en construction) du groupement Fombap, des usines à café, la brigade de gendarmerie, des établissements scolaires, la sous-préfecture dont l’état de délabrement avancée est tout simplement ridicule, l’hôtel de ville et le commissariat spécial.

« Pendant votre séjour, notre souhait est que vous Trouviez des solutions définitives aux problèmes de limites  territoriales exogènes et endogènes. Cela garantira la paix », sollicité le maire de Santchou Maître Guy Effon.

A chaque escale, le préfet s’est fait présenter le lieu, a posé des questions généralement sur les services fournis, le personnel, les problèmes, etc.  Dans l’usine à café-cacao Ndi Miaffo, le préfet de la Menoua et sa suite ont été émerveillés par l’infrastructure qui semble témoigner du regain de vitalité de la filière cacao-café. Il en a été de même aussi bien au lycée bilingue de Santchou qu’à Montessori English Nursery and primary school. Non seulement les enfants ont pris conscience du danger que constitue la crise anglophone, mais aussi la vie dans un environnement insalubre.

« I have come. I have seen. I am very satisfied. Your future is very proud».

A la Place des fêtes de Santchou où les populations  avaient pris d’assaut, deux discours –celui du maire Effon Guy et celui du préfet ont retenu toutes les attentions. Sans oublier quelques intermèdes servies par les élèves et où il est questions de la paix, de l’unité nationale et du vivre ensemble. Ici se sont joint aux préfets le Secrétaire général des Services du Gouverneur de la région de l’Ouest et l’Inspecteur des mêmes services. Ils sont des fils du coin.

« Nous sommes tous des acteurs du développement de ce pays. Mais le vrai citoyen est celui qui accompli ses devoirs citoyens : voter et payer ses impôts», préfet Balungeli Confiance Ebune.

Après la place des fêtes, le préfet s’est retiré à la Sous-préfecture afin d’accorder quelques audiences, avant de rejoindre la salle des acte de l’Hôtel de ville où il a présidé une séance de travail où les élites, les chefs traditionnels et les opérateurs économiques occupaient une bonne place. Ici la SODERIM  et la Reserve de faune de Santchou ont régulièrement constitué la trame des préoccupations soulevées par les fils de l’arrondissement.

Les chefs traditionnels et les élites ont un rôle important à jouer, en tant qu’ils sont les guides de leur communauté. Ils doivent éviter de diviser au lieu de rassembler.

Un copieux repas a clôturé la tournée.

Augustin Roger MOMOKANA