Zimbabwe : situation toujours confuse à Harare, après l’assaut de l’armée sur le Palais présidentiel.

Publié le 04 Jan 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

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L’armée zimbabwéenne a-t-elle mis fin au régime du président Robert Mugabe ? On pourrait répondre par l’affirmative, même si les militaires parlent d’une opération de nettoyage de l’entourage « corrompue » du président qu’ils auraient mis en lieu sûr. Sûr pour ne pas le laisser  s’échapper ? Robert Mugabe, 93 ans, a-t-il encore des forces pour s’enfuir ?

Tout donne à imaginer qu’ils préparent  les peuple en vue de l’arrivée d’un nouvel homme fort au palais présidentiel. Peu importe qu’il soit un civil ou un militaire, les Zimbabwéens sont sortis massivement dans les rues pour exiger le départ de Bob. Ses effigies ont été arrachées en certains points majeurs de la capitale.

Via le président Sud-africain Jacob Zuma, les Zimbabwéens ont demandé à la SADEC de ne pas s’interférer dans les affaires internes de leur pays. Ils vont régler eux-mêmes les affaires de leur pays. Samedi, ils étaient plusieurs milliers à sortir dans les rues pour se diriger vers le palais présidentiel où est retranché le couple Mugabe. L’armée n’a pas reculé pour laisser avancer la marée humaine, même si elle soutient les manifestations anti-Mugabe.

L’ancien vice-président Emmerson Mnangagwa, 75 ans, qui avait quitté le pays pour se réfugier en Afrique du sud, après avoir été écarté aussi bien de la ZANU PF que du gouvernement par le président Robert Mugabe aurait regagné le pays vendredi. Des sources proches de l’armée indiquent qu’il va jouer un rôle majeur dans la transition. Mais il faudrait d’abord faire partie le vieux Bob qui signe et persiste au pouvoir.

Agathe de SAINT-AFFRIQUE  (Collaboration)