Cameroun / Exécution de l’hymne national : Pourquoi Maurice Kamto n’est pas d’accord avec la tradition.

Publié le 05 Jan 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

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Maurice Kamto, le président du MRC (Mouvement pour la renaissance du Cameroun) est plus qu’un juriste : c’est un grand patriote et il ne manque aucune occasion pour le prouver.

Le président du MRC a certainement beaucoup de réformes dans son programme de société. Une fois (s’il lui arrivait de remporter l’élection présidentielle) à Etoudi, il provoquera un séisme au sein des institutions et dans nos manières d’être et de faire.

Le 19 novembre 2017, Maurice Kamto a animé un meeting public de son parti à Dschang. Plus d’un demi milliers de personnes s’était donné rendez-vous à la place des fêtes de Dschang.  Lors de l’exécution de l’hymne national, le président du MRC comme tout monde était debout. A la « fin de l’hymne national » il est resté debout. Il a refusé de s’asseoir.

Et d’un ton solennel il a ordonné « vous me reprenez ça ! » Il n’est pas content de la manière dont on traite souvent notre hymne national. Une certaine tradition voudrait qu’en après-midi, seul le premier couplet soit exécuté.

La dame chargée d’entonner l’hymne national a vu sa tête. Elle a même  fini par perdre la tête, lorsque obligée à entonner, à entonner encore, et à entonner encore. Le professeur président du MRC a tenu à ce que l’hymne national soit entièrement exécuté.

Maurice Kamto a, par son geste enseigné que l’hymne national ne saurait être tronqué sous le prétexte qu’on est en après-midi. L’hymne national, lorsqu’on est amené à l’exécuter, doit être chanté du titre à la dernière parole.

Augustin Roger MOMOKANA