Fête de la Jeunesse: le jeune camerounais défile encore pour recevoir un billet de 1000 francs.

Publié le 12 Fév 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

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La jeunesse camerounaise est déjà morte. Elle n’attend plus que son enterrement. Elle est certainement à l’image du pays qui l’a forgé et qui s’enfonce du jour au lendemain. Aucuns repères.

Ce 11 février 2018 a permis de constater que la jeunesse camerounaise demeure maintenue dans la bouteille. Les spectateurs qui ont assisté aux parades des partis politiques l’ont constaté et le partagent grâce aux réseaux sociaux.

Ce ne sont pas forcément les militants qui défilent. Les rangs sont gonflés, en majorité, de badauds à qui on a promis le billet de 1000 FCFA  et un bout de pain.

Ceci explique les coups de gueule et les tensions observées entre les défilants et les responsables de ces partis politiques. 1000 FCFA promis, 500 FCFA reçus. Pas de bout de pain, pas de rafraîchissement promis.

Ce qui s’est passé à Dschang est loin d’être un cas isolé. Dans d’autres coins du triangle national des charters  d’étudiants recrutés pour défiler dans des fiefs électoraux de certains pontes du régime ont été interceptés. Certains leaders de l’opposition recourent aux mêmes pratiques lors des cérémonies populaires.

La palme d’or reviendrait à Tokombéré, dans l’Extrême-Nord, où le maillage de la jeunesse a atteint a franchi le rubicon, comme l’indiquent de nombreuses sources identifiés sur les réseaux sociaux qui, quoi qu’on dise, sont une source extraordinaire d’information à laquelle s’alimentent y compris des agences de presse.

« Le président de l’Assemblée nationale a fait a un renfort de 3500 étudiants et élèves de Maroua et guider pour défier le parti du Pr Maurice Kamto  à Tokombere », rapportent plusieurs sources concordantes. Les charters ont été pris en photos tant à l’embarquement qu’au débarquement.

Dans quelques semaines, le même scénario sera répété lors de la fête du travail le 1er mai prochain, lors de la fête nationale de l’Unité le 20 Mai. Coup de chapeau à la jeunesse camerounaise.

Augustin Roger MOMOKANA