Partenariat mondial de l’éducation : L’éducation de l’enfant africain se résume-t-elle seulement à une affaire de financement ? Par Marthe-Cécile MICCA

Publié le 12 Fév 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

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La 3ème  Conférence du partenariat mondial de l’éducation (PME) s’est tenue pour la première fois en Afrique, dans la capitale sénégalaise, Dakar.

Elle a réuni autour du  président Français Emmanuel Macron et d’une dizaine de chefs d’Etats africains dont le Sénégalais Macky Sall plusieurs représentants de donateurs, et la très célèbre chanteuse américaine Rihanna.

Il est à rappeler que la très médiatisée Rihanna, mascotte de cette conférence a été désignée comme étant l’ambassadrice du PME. La star américaine œuvre depuis 2006 en faveur des enfants pauvres dans le monde par le biais de sa fondation  » Believe foundation » et depuis 2012 à travers sa « fondation Clara Lionel « .

Ce partenariat mondial de l’éducation a pour objectif d’augmenter le taux de scolarisation dans les pays pauvres notamment en Afrique subsaharienne.

L’éducation est le fait de mener un être à l’accomplissement de ses qualités propres, de ses qualités humaines, de ses sensibilités, et à l’aptitude de la vie en société.

Le président français disait en Juillet 2017, défendant ainsi l’idée selon laquelle la transition démographique  en Afrique  était à revoir,  que le défi de l’Afrique est civilisationnel. Selon lui dans un pays ou chaque femme compte 7 à 8 enfants peu importe ce qu’on dépense,  à coût de milliards d’euros, il était impossible d’apporter une certaine stabilité.

Que le même président aujourd’hui s’engage à mobiliser des fonds au profit des enfants africains et en particulier pour l’éducation de la jeune femme africaine, je me demande quelle est la pertinence dans ces démarches  à mon avis contradictoires ?

L’éducation de l’enfant africain se résume-t-elle seulement à une affaire de financement ? Qu’est-ce que Macron voudrait renvoyer comme enseignement à cette jeunesse africaine dont il méprise les géniteurs ?  Que veut-il signifier à ces enfants dont il regrettait la venue massive au monde ?  Macron se cacherait-il derrière un élan humanitaire pour sauvegarder les intérêts de la France ?

La hausse de l’engagement français dans ce programme est une bonne chose mais ce qui n’a pas été dit ce sont les différents partenariats que la France a signé avec le Sénégal à son profit. Par ailleurs, il est difficile d’identifier les véritables motivations de notre ambassadrice  Rihanna dans le projet éducatif de l’enfant africain.

Rihanna, au travers  de ses clips à caractère érotiques, véhicule sans aucune gêne ses penchants pour l’homosexualité, la bisexualité, etc. Il est donc opportun de se demander, dans un contexte africain conservateur de certaines valeurs, pourquoi le choix a-t-il été porté sur elle ? Nul n’est sans ignorer que nier la culture de l’homme c’est nier l’homme, alors pourquoi avoir choisi un personnage aussi désavoué que cette dame?

Pour une Afrique qui lutte pour conserver une certaine morale quel serait l’apport de Rihanna sur le point de vue de la morale et de l’éthique dans l’éducation de l’enfant africain ? Rappelons que dans les espaces éducatifs africains les enseignants luttent contre ces pratiques sexuelles que Rihanna incarne fièrement et ouvertement à travers ses clips. Pour cette analphabète de la culture et des réalités éthiques africaines l’éducation en Afrique se résume-t-elle  simplement à une question de financement ?

Les imams du Sénégal ont déclaré que Rihanna fait de la musique satanique. Ainsi donc, ces chefs religieux sénégalais ont dénoncé la présence de Rihanna au Sénégal ; poussant loin leur indignation ils l’ont traitée de prostituée et de dégénérée disant qu’elle ne pouvait pas être présentée à leurs  enfants comme un modèle.

Marthe-Cécile MICCA