Injures publiques : Ce que dit la Loi. Par Christian ETONGO

Publié le 14 Fév 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

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Depuis l’avènement des réseaux sociaux, une certaine liberté, liberticide s’est installée dans nos mœurs.  Ce Post est destiné à mes jeunes compatriotes, qui très souvent ignorent les contours des actes qu’ils posent en public sur Facebook et autres…

En général, quand ils sont en groupe, les jeunes ne mesurent pas les conséquences des actions qu’ils posent, l’effet de masse, fait souvent penser qu’on est alors invincibles. Jusqu’à ce qu’on se retrouve tout seul dans les embrouilles avec la Loi, on crie alors au scandale, on accuse Paul Biya d’avoir gâté le Pays, on crie que le Pays tue les jeunes, on se lamente.

Il y a quelques mois on a pu voir deux ”Stars” de la Chanson populaire au Cameroun se déchirer dans des ”Lives” et pas plus loin qu’il y a quelques jours, deux autres ”Stars” de la musique dite urbaine. L’un aurait dit qu’il était un bon chanteur et qu’il maitrisait mieux la scène ”Live” et surtout qu’il ne fumait pas le BANGA, le second qu’on connait bien pour ses injures à tout vent s’est senti concerné, et aurait balancé une de ses célèbres injures adressé à la défunte mère du premier et à ses parties intimes (je vous évite ce que je considère comme l’injure suprême) le premier a porté plainte et le deuxième et sa horde de Fanatiques continuent dans l’injure dans les réseaux sociaux, ce que mes jeunes compatriotes ne savent pas, c’est que tout le monde peut être attaqué en justice juste pour une petite insulte, et qu’il ne faut pas croire qu’on est caché derrière son clavier sur Facebook, parce que même avec un sobriquet, la Police peut vous localiser s’il y a une plainte…

Voici ce que dit la Loi :

L’article 305 du Code pénal « (1) puni d’un emprisonnement de six jours à six mois et d’une amende de 5.000 à 2 millions de francs ou de l’une de ces deux peines seulement celui qui, par l’un des moyens prévus à l’article 152, porte atteinte à l’honneur ou à la considération d’une personne en lui imputant directement ou on des faits dont il ne peut rapporter la preuve. ». Cet article précise aussi que « (2) Ces peines s’appliquent également aux auteurs de diffamation commise par voie de presse écrite, de radio ou de télévision, sans préjudice du droit de réponse ou du devoir de rectification. » L’alinéa 6 du même article dispose enfin que cet article est applicable à la diffamation dirigée contre la mémoire d’un mort lorsque l’auteur de la diffamation a eu l’intention de porter atteinte à l’honneur ou à la considération des héritiers, époux ou légataires universels vivants.

Christian ETONGO