Sénégal: Le Bâtonnier Me Ngnie Kamga et Me Samba Biteye s’étripent au procès de l’ancien maire de Dakar Khalifa Sall.

Publié le 23 Fév 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

Spread the love

 

Sénégal. « Le Sénégal n’a pas de leçon à recevoir du Cameroun ». Me Samba Biteye, l’avocat de l’Etat sénégalais dans l’affaire Khalifa Sall, recadre ainsi le bâtonnier Me Ngnie Kamga qui aurait déclaré « qu’il a l’impression que  les Sénégalais sont castrés».

En marge du procès de l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall, c’est le procès de deux pays qui semble se jouer par  avocats interposés. En l’absence du bâtonnier et en réaction à un battle de la veille entre le Juge Malick Lamotte et le bâtonnier, Me Samba Biteye est monté au créneau pour fustiger la justice camerounaise.

L’avocat de l’Etat sénégalais, dans l’affaire Khalifa Sall, poursuit que, « on se souvient, on se rappelle  que venant du Cameroun il [le Bâtonnier Ngnie Kamga] ne peut pas, en tant qu’avocat, en tout cas, nous donner des leçons de démocratie, ou de procès équitable ou d’avancée de la justice. Vraiment ! On ne peut pas recevoir de leçon du Cameroun ni de quelque pays que ce soit ».

Mercredi 21 février, au cours du 19e jour du procès de de Khalifa Sall et Cie, le Bâtonnier Me Jackson Francis Kamga s’était fendu une plaidoirie incendiaire. Ce qui a poussé le juge Malick Lamotte à bouder l’audience.

A notre confrère pressafrik.com, l’avocat dit : « la personne que je défends s’est exprimée devant cette juridiction je pense de manière suffisamment claire. M. Khalifa Abakar Sall a dit qu’il savait bien pourquoi il était ici. Et qu’il était ici pour des raisons politiques. Je suis son avocat, mais je suis oblogé de le défendre selon la ligne de défense qu’il donne. C’est un procès politique. Il est persuadé que c’est un procès politique et j’ai la conviction que c’est un procès politique ; et je pense avoir suffisamment démontré que le procès est politique autant dans sa motivation que dans sa mise en œuvre. »

Où Me  Samba Biteye trouverait à redire c’est lorsqu’au micro de  pressafrik.com son confrère accusé d’avoir usité des termes choquants se défend, « je n’ai utilisé aucun terme choquant. Je suis le chef d’un ordre d’avocats qui comporte 3300 membres. Je suis celui qui enseigne la déontologie à ces 3 300 membres, ou en tout cas qui réprime les fautes disciplinaires ou les manquements à nos règles déontologiques. Je n’ai commis aucune faute déontologique. Les expressions que j’ai utilisées au tribunal je les réutiliserais et ça ne donnera lieu à aucun commentaire devant aucune autre juridiction. Il est interdit à quiconque de commenter les plaidoiries d’un avocat. L’avocat bénéficie d’une immunité de plaidoirie et il faut qu’on sache ce que veut dire immunité de plaidoirie(…) Le tribunal a un moyen de s’exprimer : c’est le jugement. En dehors du jugement le tribunal n’a pas à s’exprimer.  Ce que nous avons dit le tribunal y répondra le jour où il rendra sa décision ».