Hommage à la forêt, moi je parlerai de l’arbre!

Publié le 19 Mar 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

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« La première génération a le devoir de mettre la main dans la « mekde » pour donner une vie décente à la deuxième génération qui travaillera dur pour entretenir la richesse et permettre à la troisième génération de s’amuser, de bien s’habiller », dit Jean Paul Pougala.

Le 21 mars, la communauté internationale célèbre la forêt. Journée internationale de la forêt,  nous voulons exprimer notre colère à vous qui détruisez la forêt sans se préoccuper de demain.

En cette journée  spéciale consacrée à l’arbre, nous voulons exprimer notre colère à trois personnes acteurs majeurs de notre société. Ces personnes qui ne font rien pour sauver l’arbre, ces citoyens qui pensent l’arbre est un ennemi qu’il faut absolument abattre.

A l’artisan sculpteur qui depuis des décennies creusent les troncs d’arbre, se nourrit de l’arbre sans jamais songer à planter un arbre pour les gens de demain. Pour toi seul ton argent compte. Et grâce à l’arbre tu en as accumulé comme tu en as méchamment dépensé. Ta vie est abattre les arbres pour les transformer en statuettes, ustensiles, instruments de musiques. Tu es un commanditaire du crime qui se nourrit du sang et de la carcasse de ses victimes.

Le bûcheron ! Quel malade qui n’a ni tête ni remords ! Tu passes tes journées à parcourir les forêts, à la recherche de la prochaine victime. Incapable d’écouter les complaintes du temps, incapable de penser par toi-même. Tu portes dans tes mains le sang de plusieurs générations d’individus qui ont mis en terre, pour la postérité, des jeunes plants que tu es déterminé à détruire aujourd’hui. Tu coupes les arbres parce que tu ne dois pas mourir, mais tu ne plante pas d’arbre parce que  la planète doit survivre.

Un maire qui ferme les yeux devant le crime contre l’arbre ne mérite pas le titre de maire. Un maire qui lui-même renverse les arbres à son passage ne mérite pas la fonction. Tu dois savoir, toi et tes complices les autorités administratives, que l’arbre  comme l’eau est l’avenir de notre planète. C’est l’arbre qui nous donne l’ombre, c’est l’arbre qui nous donne le bois de chauffe. C’est l’arbre qui nous permet d’avoir un habit durable, il nous aide  vivre à l’abri d’intempéries de toutes sortes.

Aujourd’hui,  en cette Journée internationale de l’arbre, si chaque habitant de la terre plante un  arbre, l’humanité aura un milliard d’arbres. L’humanité aura de quoi être rassurée pour son avenir. L’humanité ne nous en voudra plus. Planter un arbre est un geste d’humanisme. Planter un arbre c’est comme donner de l’eau à boire à l’assoiffé, comme donner des médicaments au malade, comme prendre une transfusion sanguine. N’hésitons pas à planter notre arbre, en cette Journée mondiale de l’arbre.

Il y en a qui plante des arbres et disparaissent sans jamais chercher à voir et à comprendre les besoins de leurs arbres. Tout comme l’homme, les arbres demandent  à être entretenus, soignés. Mais ils ne sont pas ingrats puisqu’ils vous le rendent toujours plus bien que vous espériez : en vous fournissant leurs fruits, leur ombre, leur feuilles mortes, leurs fleurs au parfum reposant ou excitant, leurs racines que vous pouvez boire sous la forme de décoction. Les arbres sont les meilleurs amis de l’homme. L’arbre, comme la forêt, rend possible et facilite la vie humaine.

Aujourd’hui, nous aimerions rappeler à toute la communauté combien il est nécessaire que chacun ait son arbre. Dans certaines familles, il est de tradition que chaque enfant qui nait vient au monde en même temps qu’un arbre que les parents plantent en son nom. Généralement un arbre fruitier à partir duquel l’enfant comprendra le sens de la vie. Dès lors que l’enfant s’aperçoit que son arbre commence à produire des fruits, il devient tout naturel qu’il plante de ses propres mains un autre arbre dont il veillera personnellement au bien-être et à la croissance.

Arbre ou forêt, tu mérites une médaille pour tout ce que tu procures comme bien à l’homme, même si jusqu’ici sa gratitude a été de toujours t’éloigner de lui.  Aujourd’hui et toujours, à travers le Centre, on lutte pour faire connaître tes droits et tes devoirs.

Augustin Roger MOMOKANA