Cameroon Tea Estate (Djuttitsa) : une organisation de la société civile dénonce le non règlement des indemnités des expropriés.

Publié le 21 Mar 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

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Les dossiers des indemnisations des riverains ou des populations expropriées de leurs terres pour des causes d’utilité publique ne se comptent plus au Cameroun. Parfois les victimes sont obligées de manifester pour se faire entendre leurs revendications.

« Nos élites doivent démontrer sur ce coup qu’elles ne savent pas seulement donner les voitures au chef », assène le collectif pour l’ouverture de l’enquête sur l’indemnisation des populations expropriées pour les besoins de la CDC à Djuttitsa.

A Bangang, Commune de Batcham, dans le département des Bamboutos, des familles ont été expropriées de leurs terres, dans les années 70, pour la création et l’extension de la société théïcole baptisée CDC (Cameroon Développent Corporation), plantation et usine de Djuttitsa.

Aujourd’hui CTE (Cameroon Tea Estate) est en concession privée est sur la ligne de mire de l’association Agir Chez. Cette organisation de la société civile veut tirer au clair la situation du blocage, puisqu’il s’agit de cela pour le cas précis.

« les populations déguerpies de cette endroit n’ont pas été rétablies dans leurs droits, c’est-à-dire indemnisés», souligne une publication du collectif qui renchérit : « Il s’avère que pendant le recensement des occupants et exploitants de ce site à l’époque les Bangang n’avaient pas été bien édifiés et lorsque que le dossier fut relancé vers les années 1992 deux commissions se sont constituées : une d’entre elle pilotée par le feu professeur Lando et M. Languo François , l’autre commission était piloté par M. Doungue Pierre-Marie ».

Des terres jadis destinées à la culture de la pomme de terre ont été arrachées à leurs propriétaires et servent depuis à la culture du thé. la CTE emploie quelques ressortissants du village Bangang,  cela ne saurait constituer un argument pour justifier la confiscation des indemnités des dépossédées de leurs terres.

Le collectif réunit autour de Agir Chez Nous pense qu’il n’est pas normal que la société, dont 75% de de la propriété est constituée des terres arrachées aux populations de Bangang, paie ses impôts à Dschang. Il pense qu’une partie du territoire Bangang serait en cours de rattachement à la Menoua.

Sans doute ces gens font-ils allusion à la descente  sur le terrain, il y a deux ou trois ans, d’une mission dans laquelle les gouverneurs de l’Ouest, Nord-Ouest et Sud-Ouest, les préfets de la Menoua, Lebialem, Bamboutos  et Mezam, faisaient partie et dont l’objet portait sur les relents de revendications de limites.  A  Bangang, une Commission des Limites avait été commise par le palais royal. La publication demande sa convocation urgente.

Augustin Roger MOMOKANA