Cameroun : Réflexions en vue de la construction d’une alliance nationale pour la promotion des énergies renouvelables.

Publié le 10 Avr 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

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Dschang. Un atelier de réflexion pour la construction d’une alliance nationale  pour la promotion des énergies propres au Cameroun se tient depuis mardi 10 avril, et ce jusqu’au 11 avril 2018, à Dschang.

Sous l’instigation de Friedrich Ebert Stiftung, l’atelier de Dschang qui réunit maires, universitaires, syndicalistes, acteurs de la société civile et médias est la continuité d’une série de concertations devant déboucher, aujourd’hui, sur la mise en place du C4PER (Cadre de concertation sur les changements climatiques pour la promotion des énergies renouvelables ».

En termes de consommation énergétique, le Cameroun affiche les statistiques : 65% énergie traditionnelle (biomasse), 21% du pétrole, 14% électricité, 75% énergie hydroélectrique. Globalement, 40% seulement de la population a accès à l’électricité.

Les exposés et les discussions portent notamment sur « la portée d’un cadre politique et juridique des énergies renouvelables au Cameroun », la présentation suivi de l’enrichissement du draft de la charte  de la plateforme C4PER, et l’adoption du plan d’action pour l’alliance.

S’adressant aux participants, le maire de la Commune de Dschang, Sa Majesté Donfack Beaudelaire a salué le choix porté sur la ville qui, au demeurant, est un exemple dans la recherche des solutions aux problèmes des populations locales.

Il a cité l’exemple de la mini centrale hydroélectrique de Tchouadeng- une initiative locale qui  pourvoit trois villages dans deux communes (Dschang et Fongo-Tongo) en électricité et en énergie pour les micro-entreprises locales. Sans oublier d’autres initiatives toutes aussi majeurs qui font la fierté de sa municipalité : la gestion des déchets, l’eau et assainissement.

Le but visé par la mise en place du C4PER est, à termes, d’influencer la politique énergétique nationale, énergies renouvelables, jugée opportuniste et inappropriée, dans le but d’accompagner véritablement la vision du Cameroun à l’horizon 2035.

Il convient de relever que le Cameroun est classé deuxième potentiel énergétique d’Afrique après la République démocratique du Congo. Les types d’énergies sont le pétrole (3,3 millions de tonnes 2010), le gaz naturel (570 milliards M3), énergie hydraulique (potentiel hydroélectrique estimé à 19,7 x 103 MW), énergie de la Biomasse (05 millions de m3 de bois sur pied par an), énergie solaire (insolation moyenne 4,9 Kwh/m²/j), énergie éolienne, biocarburants et biogaz, énergie géothermique,  énergie d’origine marine.

Augustin Roger MOMOKANA