Cameroun / Energies renouvelables et changements climatiques : l’atelier de Dschang a donné naissance au C4PER.

Publié le 12 Avr 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

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Les acteurs du secteur des énergies renouvelables réunis, les 10 et 11 avril 2018 à Dschang, dans le cadre de la mise en place de la mise en place d’une alliance pour la promotion des énergies renouvelables au Cameroun se sont séparés mercredi 11 avril, aux termes de deux jours d’intenses travaux.

A l’issue des travaux de Dschang, une plateforme baptisée C4PER (Cadre de concertation sur les changements climatiques pour la promotion des énergies renouvelables) est née. L’adoption de sa charte est le fruit d’un débat houleux, mûri et tranché par les expériences de certaines parties prenantes : membres de la société civile et maires.

Le C4PER a pour mission, « de travailler autant dans le cadre politique et réglementaire des énergies renouvelables (…) il est question de faire un travail de production scientifique,   de plaidoyer pour pouvoir amener les pouvoirs publics à adopter des politiques et des stratégies pour faire avancer le secteur. Au plan opérationnel, il s’agit de partir de l’expérience que les autres réalisent déjà et de pouvoir faire une sorte de réplication dans les différentes communes », explique Nguegang Donfack Beaudelin le modérateur de l’atelier de Dschang.

Pour conduire la plateforme, les membres ont porté, à l’unanimité, leur choix sur Monsieur Ngueguim Eric. Ce chef d’entreprise du secteur des énergies renouvelables (Afrique Énergies Nouvelles) est par ailleurs le président du Syndicat des énergies renouvelables du Cameroun.

« Pour une fois les maires sauront à qui s’adresser s’ils ont des questionnements sur la mise en œuvre théorique ou pratique des projets d’énergies renouvelables sur leur territoire. Ce qui va permettre la pérennité des projets », a réagi le coordonnateur général du C4PER qui compte sur la mobilisation de l’ensemble des membres de la plateforme en général, et celle de son équipe en particulier pour relever les défis  qui les attendent.

Selon Madame Tsitsol  Anne Marie, maire de la commune d’Angossas, région de l’Est, les maires veulent « tous conduire des projets d’énergies renouvelables dans nos communes. Peut-être que nous savons d’où nous venons, mais nous ne savons pas où nous nous engageons ». C’est dire l’importance de l’atelier et le rôle de la plateforme dans le processus de d’élaboration et de réalisation de leurs projets.

L’atelier de Dschang, tous comme les précédents, a bénéficié de l’appui du Friedrich Ebert Stiftung. Elle a réuni une trentaine de participants dont des maires, des universitaires, des organisations de la société civile et des médias.

Il convient de rappeler que parmi les participants figuraient les communes d’Angossas, Batibo, Lomié, Kekem, Foumbot, Yokadouma, et Dschang.

Augustin Roger MOMOKANA