Cameroun : réforme en vue de la chefferie traditionnelle dans la perspective de la régionalisation.

Publié le 04 Mai 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

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Selon les termes du communiqué sanctionnant le Conseil de Cabinet le 25 avril dernier, le fichier de la chefferie traditionnelle fait l’objet d’une mise à jour.

La nécessité de mettre à jour le fichier de la chefferie traditionnelle devient inéluctable, commandée par le contexte sociopolitique marqué par la décentralisation.

« Le chef du gouvernement a instruit le ministre de l’Administration territoriale de finaliser et de lui transmettre dans les plus brefs délais possibles, le fichier actualisé des chefferies traditionnelles. »

Au ministère de l’Administration territoriale,  le Cameroun compte aujourd’hui un total de 13536 chefferies traditionnelles reparties en chefferie de 1er degré (79), chefferies de 2e degré (875), et chefferies de 3e degré (12582).

Conformément au décret n077/245 du 15 juillet 1977 qui fixe son organisation, la chefferie traditionnelle comporte trois degrés hiérarchisés. Sans être une unité ou circonscription administrative, la chefferie traditionnelle constitue un « important relais de l’administration centrale en matière d’encadrement socio-économique des populations, sous la direction des autorités administratives. »

Selon le MINAT, « la réforme en cours des chefferies traditionnelles, le ministre de l’Administration territoriale a souligné qu’elle vise à conférer aux chefs traditionnels un statut compatible avec la nature spécifique de leurs missions et adapté à l’évolution institutionnelle du pays. »

D’ailleurs, la décentralisation dont l’accélération a été prescrite par le président de la République à travers la création, lors de la dernière réorganisation du gouvernement, d’un ministère entièrement dédié va  revaloriser « la chefferie traditionnelle, à la faveur de la reconnaissance constitutionnelle des valeurs traditionnelles, la prise en compte des chefferies dans les compétences transférées aux communes et leur représentation au sein du Sénat et des Conseils Régionaux. »

Albert KINFACK (Collaboration)