Cameroun/ Politique : le Sdf appelle les femmes et les jeunes à provoquer le changement à la tête de l’Etat.

Publié le 28 Mai 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

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Dschang, 28 mai (Sinotables.com) – Le Sdf (Social democratic front) a lancé un appel en direction des jeunes et des femmes, afin qu’ils se mobilisent pour provoquer le changement de gouvernance à la tête de l’État, afin de rendre possible le retour au fédéralisme comme forme de l’État.

La commémoration du 28e anniversaire du Sdf a donné lieu à un grand meeting politique, dimanche 27 mai 2018, à la Place des fêtes de Dschang. A l’occasion, Che Dieudonné, le président des jeunes du Sdf pour la Menoua a invité ses amis à « oser », reprenant ainsi le Président Biya interpellant la jeunesse.

Le meeting du Sdf s’est tenu en présence du 3e Adjoint préfectoral de Dschang, de l’Adjoint du Sous-préfet de Dschang et du Secrétaire national du Sdf.

Plus de cinq interventions ont meublé ce meeting hautement culturel. Il était également ponctué  de nombreux intermèdes musicaux et chorégraphiques assurées par artistes invités.

Ce meeting a permis au parti de la balance de réitérer son engagement de départ, à savoir le « pouvoir au peuple et égalité de chance pour tous ».

La mise en œuvre  de cette idéologie ferait en sorte qu’on ne puisse pas avoir, par exemple, des personnes mortes parmi les candidats admis à un concours auquel ils n’ont pas pris part.

Autre engagement du Sdf, « keeping national unity  and peace  trough genuine ans interactive dialogue ».  Même si le Sdf est pour le fédéralisme, il condamne  les élans sécessionnistes qui plombent la paix.

« Permettez-moi de douter que le Président Paul Biya soit un vrai homme de paix, en lieu et place du dialogue il répond par de bruits de bottes et le fracas des armes », s’est indigné Longtouo Michel, le Vice-président de la Coordination départementale de la Menoua à propos de la crise dans les deux régions anglophones du pays.

Enfin, le Sdf demeure convaincu que si Paul Biya ne s’était pas laissé encercler par un groupuscule de prédateurs, la prévarication de la fortune publique ne serait pas à l’ordre du jour au Cameroun.

« Les vrais et les grands ennemis du Président de la République  se rencontrent dans son propre gouvernement, au sein de son parti politique », a indiqué Honorable Maurice Tadonkeng, chanteur occasionnel par son refrain « Le pays va mal ».

« Le pays va mal ». Pour remédier la nécessité s’impose de provoquer le changement radical tant à la tête qu’au niveau de la forme de l’Etat.

Pour ce faire Sonkin Rachelle, Secrétaire national adjoint à l’Education Politique et à la Formation du Sdf n° 1 invite les femmes et les jeunes à se lever, comme un seul homme pour se rendre aux urnes, car c’est la seule voie possible. « Ils peuvent s’engager comme électeurs ou candidats », a-t-elle expliqué.

Le représentant du NEC, le sénateur Sonkin Etienne a quant à lui axé son intervention sur plusieurs axes dont le bilan parlementaire, la décentralisation et le fédéralisme, le développement local.

Pour le sénateur émérite, il n’est pas possible de sortir le Cameroun de la crise ambiante avec la décentralisation. Pour cela, le Sdf prône le retour au fédéralisme. Il s’agit de l’objectif politique du parti de la balance pour la présidentielle d’octobre prochain.

De son bilan, il ressort qu’Étienne Sonkin a eu un séjour chargé au parlement. Il est intervenu sur 83 des 95 projets de lois soumis, a œuvré pour de nombreux autres dossiers dont la convocation du Conseil supérieur de la magistrature en vue de l’affectation de trois promotions d’auditeurs de justice, et l’ouverture de la faculté de médecine et des sciences pharmaceutiques de l’université de Dschang.

Augustin Roger MOMOKANA