Culture / Livre : Dschang a inauguré son salon du livre et de la lecture.

Publié le 01 Juin 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

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Dschang, 1er juin (Sinotables.com) – Le téléphone portable et l’ordinateur ont tué le livre. Mais le livre ne va pas se laisser enterrer comme ça. Il résiste ! Il leur résiste et il se peut qu’il soit plus que jamais gonflé pour résister à jamais. Il ne finira que lorsque les bibliothèques, les salons, les écrivains, les éditeurs, les événements autour du livre auront rendu l’âme et été mis en terre.

A Dschang, chef-lieu du département de la Menoua, des hommes se sont donnés pour défi de redonner vie au livre, donc à la lecture. Le salon départemental du livre et de la lecture est une initiative de l’ASDIC (association SOS contre les Drames de l’Immigration Clandestine), en partenariat avec la délégation départementale des Arts et de la culture, et Wesprint.

Le SADELL a pour thème, « Politique du MINAC (Ministère des Arts et de la culture) en matière de la promotion du livre et de la lecture ».

Pour cela, du 25 mai au 02 juin 2018, la Place des Fêtes de Dschang a pris les allures d’un grand parc des expositions. Ce sont des stands bondés de livres variés.  Aussi le visiteur a le choix, en parcourant une dizaine de pavillons, de choisir le livre scolaire, la littérature, l’encyclopédie, la littérature jeunesse, les guides. Compte tenu de la spécificité de la ville de Dschang -ville universitaire-, le promoteur a veillé à ce que la médecine, l’agriculture, l’informatique, la  cuisine aient chacun son rayon.

Mercredi dernier 29 mai, lors du vernissage du salon, Monsieur le Deuxième Adjoint préfectoral, représentant du préfet de la Menoua, a déclaré à la presse, « je suis à la fois émerveillé et satisfait». Il l’est parce que ce salon département est axé sur le livre et la lecture d’une part, et par son organisation d’autre part. Son seul souhait c’est que dans les éditions à venir, des efforts de communication et de sensibilisation soient fait en direction des établissements scolaires, afin que les enfants puissent bénéficier de cette « aubaine ».

Certains hôtes, les délégués départementaux des arts et de la culture du Noun et Mifi ont, à la suite du représentant du préfet du département de la Menoua, exprimé leur satisfaction devant tant de livres ; avant d’émettre des avis pour l’amélioration de l’organisation. Entre autres, il faudrait penser aux auteurs camerounais, aux éditeurs, aux ateliers, à un grand espace de lecture, à des soirées de dédicaces.

Depuis son ouverture, le salon du livre de Dschang  accueille du monde, mais pas d’affluence. Vous comprenez pourquoi ! Il ne s’agit pas de funérailles ni des obsèques, encore moins des concerts de musique ou d’exposition d’arts plastiques qui se soldent souvent par un cocktail. Pourtant le livre, tout comme la musique ou le film, ou une sculpture est une œuvre d’art avec cette particularité qu’il brise les frontières, tue le temps et appelle les hommes à vivre ensemble et à être solidaires les uns des autres.

Augustin Roger MOMOKANA