Voici la question géniale d’une étudiante camerounaise à l’Office des étrangers en Belgique

Publié le 14 Juin 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

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Dschang, 14 juin (Sinotables.com) – Une étudiante qui participait à une réunion d’information sur l’émigration clandestine et les faux papiers s’est faite moquée d’elle en posant la question ci-après :

« Ma question est de savoir si après la formation dans une université belge nous pouvons être rassuré de sortir avec un matricule.»

Le professeur Joseph Keutcheu  a donc pris la parole pour expliquer, à l’attention de Madame la Directrice de l’Office Belge des Etrangers que, « quand on parle du matricule, on veut parler de l’intégration d’office à la fonction publique camerounaise. Parce que chaque fonctionnaire a un matricule.»

Prenant à son tour la parole, madame la Directrice s’est voulue claire, « la question sur le transfert de la compétence de la Belgique au Cameroun est une très bonne suggestion. Il y a déjà un exemple entre l’Italie et le Cameroun, donc il doit y avoir une possibilité pour la Belgique aussi. » Elle a fait abstraction de cette préoccupation incongrue de notre étudiante.

La question posée par l’étudiante à la Directrice de l’Office des étrangers en Belgique remet au goût du jour la nécessité de  refondre la politique éducative. Il faut complétement tuer l’Etat providence, pour encourager l’éclosion de l’entreprenariat gage du développement durable.

De la bouche de Madame la Directrice, pour étudier en Flandre, Belgique, l’étudiant doit disposer une pension mensuelle de 450 000 FCFA. Or cela n’est possible pour la majorité, si l’on s’en tient aux revenus de familles salariés de l’Etat.

L’on comprend que dénoncer l’immigration clandestine et l’usage des faux documents ouvre une nouvelle perspective dans la coopération Nord-Sud. Réinventer l’approche, afin d’encourager la jeunesse africaine à trouver les formations rechercher à la maison.  La possibilité pour la Belgique, à travers le PIPAD, d’encadrer les jeunes camerounais dans la perspective de l’auto-emploi.

Augustin Roger MOMOKANA