Cameroun : l’Office du Bac impose aux lauréats de payer pour de rentrer en possession de leur diplôme.

Publié le 22 Juil 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

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Dschang, 13 juillet (Sinotables.com) – Pays aux milles curiosités, le Cameroun ne finira jamais de surprendre. Notre pays surprend aussi bien l’étranger que ses propres fils. Il faut débourser de l’argent pour rentrer en possession d’un diplôme dont on est le propriétaire.

Une grille de prix à payer a été rendue publique. Elle concerne tous celles et ceux des candidats qui souhaitent procéder au retrait de leur diplôme. Pourtant aucun effort n’est fait pour renseigner ces lauréats sur la date de disponibilité des diplômes.

Alors que l’on a habitué les élèves à attendre des années avant de retirer leur diplôme, l’Office du Baccalauréat du Cameroun (OBC) publie une grille de pénalités pour les candidats admis qui souhaitent rentrer en possession de leur diplôme. Pourquoi les Camerounais, du secondaire comme des universités, ne retirent-ils pas leurs diplômes? La question mérite tout un débat.

Le communiqué signé du Chef de Division Technique de l’OBC annonce que, « Les lauréats désirant procéder au retrait de leurs diplômes  en souffrance à l’Office du Baccalauréat du Cameroun sont informés que, conformément à la Résolution 2010/08/CE/OBC du Conseil de Direction du 9 décembre 2010, ils sont assujettis au payement d’une pénalité pour retrait tardif ».

Les pénalités varient selon le diplôme et l’ampleur du retard accusé. Ainsi si le diplôme a été délivré 1995 et 2000 la pénalité est de 14000FCFA. Si par contre le diplôme a été délivré entre 2001 et 2002, la pénalité est de 13000 FCFA. De 2003 à 2005, vous payerez 6000FCFA. Enfin les lauréats retardataires de 2006 à 2009 doivent quant à eux débourser 2000 FCFA.

En ce qui concerne les diplômes, il s’agit du BAC, BT, BP, et BEP. Les « frais sont payables au Bureau de Recouvrement (Service des Affaires financières et du matériel ».  Mais l’on serait content de savoir que l’OBC publie également, et ce chaque année, la date de disponibilité des diplômes. Afin que nulle n’en ignore.

Augustin Roger MOMOKANA