Economie : une entreprise japonaise voudrait recycler les déchets automobiles au Cameroun.

Publié le 17 Sep 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

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Le  Cameroun est inondé de déchets automobiles. Ces véhicules hors service qui jonchent nos espaces  sont des polluants tant pour la santé que pour l’environnement.

Un investisseur nippon en visite à l’immeuble rose (Ministère du Commerce). Il sollicite l’aval de l’État pour l’extension de leur entreprise en terre Camerounaise.

Au cours d’un tête-à-tête avec le ministre du Commerce, un groupe d’investisseurs nippons conduit par notre compatriote Joseph Engonga ont présenté au représentant du Gouvernement, leur projet révolutionnaire tant pour l’automobile que pour l’environnement.

Big Wave Kawazaki, entreprise spécialisée dans le recyclage automobile entend obtenir l’accord de l’Etat en vue de son extension au Cameroun.

Cette société dont le promoteur Kazunori Kai espère  ainsi « réaliser la société ou les gens, la nature et la voiture peuvent cohabiter, en vulgarisant les pièces recyclées ».

Le travail dans son extension au Cameroun consistera, dans un premier temps, à collecter les « véhicules hors d’usage pour amener dans nos ateliers », puis à « récupérer les moteurs et boites d’embrayages encore récupérables et mettre dans les marchés…il reste du métal, nous enlevons l’aluminium, le bronze etc. »

Cette  offre est prenable jusqu’au moment où l’entreprise fait savoir que le recyclage se fera à l’étranger. Petit détail pas rassurant pour la Cameroun qui devrait tirer de ce genre d’investissement non seulement des emplois, mais un réel transfert de compétences dans le domaine de la construction automobile.

Big Wave Kawazaki est une société homologuée par le Ministère japonais de l’Economie, de du commerce et de l’industrie d’une part, et le Ministère de l’environnement d’autre part.

A ses hôtes, le ministre du Commerce Luc Magloire Mbarga Atangana a déclaré que  « la jeunesse est en chômage, il nous faut des gens pour nous aider dans ce processus d’industrialisation du Cameroun, le Président de la République a besoin des investisseurs ».

Avec J KAPO/ images –Claude Bernard HANLOG