Crise anglophone : qui sont-ils ces 289 détenus que Paul Biya va libérer ce jour?

Publié le 14 Déc 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

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Paul Biya ordonne d’arrêter les poursuites judiciaires contre 289 personnes interpellées et en jugement devant les Tribunaux Militaires à travers le payx. Mais des éléments du communiqué du ministre de la défense pourraient ne pas contribuer à faciliter la restauration de la paix dans les deux régions en crise.

« Le PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE S.E.M PAUL BIYA a décidé ce jour, de l’arrêt des poursuites pendantes devant les Tribunaux Militaires contre un certain nombre de personnes arrêtées, pour des délits commis dans le cadre de la crise dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest », annonce le Ministre Secrétaire général de la Présidence de la République dans un communiqué publié jeudi 13 décembre.
Le Secrétaire Général de la Présidence de la République précise, « Deux cent quatre-vingt-neuf (289) détenus au total sont concernés par cette décision ».

Sur la question, le Ministre délégué à la Présidence de la République à qui incombe l’application de la décision présidentielle donne, à travers un communiqué, la cartographie des villes abritant les personnes concernées. Ainsi il établit :

– Prison Centrale de Bafoussam : 16
– Prison Centrale de Bamenda : 49
– Prison Centrale de Buea : 99
– Prison Centrale de Douala : 14
– Prisons de Yaoundé :
• Prison Centrale : 82
• Prison Principale : 03
Gardes à vue :
1- Gendarmerie de Yaoundé : 33
2- Police Judiciaire : 02

Précision importante du ministre délégué à la Présidence de la République chargé de la Justice, « la liste des Deux cent quatre-vingt-neuf (289) personnes concernées sera publiée à l’issue des audiences du vendredi 14 décembre 2018 ».

Ne sont pas concernés par cette mesure présidentielle « les criminels, assassins et autres dangereux terroristes, ainsi que les commanditaires et planificateurs de la pernicieuse crise sécuritaire en cours dans les Régions du Nord-ouest et du Sud-ouest », précise le communiqué signé de la main du Ministre Beti Assomo Joseph.

La mesure présidentielle intervient quelques jours seulement après la création du Comité National de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration (CNDDR).

Augustin Roger MOMOKANA