Cameroun: quand des passagers se réveillent plutôt dans des lieux inconnus…

Publié le 29 Déc 2018 par Augustin Roger MOMOKANA

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Monter à bord du taxi de ville devient compliqué pour les habitants des grandes métropoles. Mais peuvent-ils s’en passer ? Après les braquages devenus ordinaires, les enlèvements pour crimes rituels, voici la nouvelle trouvaille des malfaiteurs. Ils endorment leurs proies avant de la dépouiller et l’abandonner dans des endroits inimaginables.

C’est l’histoire d’un jeune homme résidant à Douala. Il s’est fait plumer, en plein jour, en prenant un taxi de ville à Bonanjo lieu-dit « Trou noir ». Le pauvre s’est réveillé plus tard dans la nuit, derrière l’Aéroport. Que s’est-il passé ? Il ne peut vous répondre, sauf de dire qu’une fois dans le taxi il a ressenti la fatigue et le temps de somnoler.

Ce type de situation devient fréquent dans nos grandes métropoles. Le dernier nous est signalé de Yaoundé. La victime, un homme, se souvient avoir stoppé un taxi à 15heures, au niveau de la CBC Avenue Kennedy. Il a été réveillé plus tard à Tradex Ahala par des riverains qui le prenaient pour mort.

De même, une source témoigne que, « Une amie a été enlevée par le même procédé la semaine passée. Elle a pris un taxi avec 04 gaillards à l’intérieur pour aller des rails à Bonaberi pour Bonassama. Elle s’est réveillée au Sud-ouest. Sa famille a payé la rançon demandée pour qu’on la libère le soir. »

Qu’est-ce que les ravisseurs utilisent pour endormir leur proie avant de la dépouiller ? Probablement un somnifère ou un gaz que la cible inhale et tombe aussitôt dans le coma. Laissant libre cours aux Criminels de la dépouiller de tous ses avoirs (argent, téléphone, ordinateurs, bijoux, etc.)

Comment combattre le phénomène ? La question se pose avec acuité tant chez les forces du maintien de l’ordre que chez les populations. Nécessité de recourir aux moyens de transport de masse (minibus) ou alors à la moto taxi. Tous ces derniers non plus ont bonne presse. Alors en attendant l’avènement des Uber Cameroun, les Camerounais devront supporter, pourvu qu’ils ne tombent pas dans les griffes des trafiquants d’organes humains. Ces derniers font pire ! Supprimer la vie.

Augustin Roger MOMOKANA