Émigration : le coup de gueule du vice-premier Ministre italien contre la politique Française en Afrique.

Publié le 24 Jan 2019 par Augustin Roger MOMOKANA

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Les propos tenus dimanche dernier par le vice-Premier ministre italien contre la France à propos de ce qu’il appelle « l’exploitation de l’Afrique par la France » n’a pas fini de faire des vagues.

Le vice-Premier ministre italien, Luigi Di Maio, a condamné dimanche la politique de la France en Afrique qui, selon lui, crée la pauvreté et provoque l’émigration.

« A partir d’aujourd’hui, ceux qui veulent débarquer en Italie, on va les emmener à Marseille. Je vais demander des sanctions contre les pays qui colonisent l’Afrique. La France imprime le franc dans les colonies pour financer une partie de sa dette : pour laisser les Africains en Afrique, il suffirait que les Français restent chez eux », avait-il-lâché sur RTL 102.5.

Ces propos jugés « inacceptables et sans objet » qui ont irrité le Quai d’Orsay ont eu comme conséquence immédiate la convocation de l’ambassadrice italienne Teresa Castaldo. Ce qui n’a pas laissé indifférence le vice-Premier ministre qui, dans une seconde sortie lundi a appuyé :
« Tout ce que j’ai dit est vrai. La France imprime une monnaie pour 14 Etats africains et, par conséquent, elle en empêche le développement. Au contraire, elle contribue aux départs des migrants, qui vont ensuite mourir dans la Méditerranée ou débarquer sur nos côtes. Il est temps que l’Europe ait le courage d’aborder le thème de la décolonisation de l’Afrique. »

Il a d’ailleurs souhaité que L’Union Européenne sanctionne désormais tous les pays qui, comme la France, appauvrissent les pays africains et poussent ces personnes à l’émigration.

Quelques jours plus tard, mardi 22 janvier, lors d’une émission télévisée, le ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini a enfoncé le clou:
« Le problème des migrants a beaucoup de causes : par exemple, ceux qui ne vont pas en Afrique pour créer du développement, mais plutôt pour soustraire de la richesse au peuple africain. La France est parmi eux, l’Italie, non. »

Ces propos font plutôt les affaires d’analystes africains qui considèrent l’Italie comme un soutien de poids dans la lutte contre l’émancipation financière et économiques de l’Afrique francophones sous l’emprise de la France depuis la Conférence de Berlin (15 Novembre 1884- 26 février 1885).

Augustin Roger MOMOKANA

Source photo: Facebook