Cameroun : le Barreau s’indigne de l’arrestation de Me NDocki Michèle.

Publié le 01 Mar 2019 par Augustin Roger MOMOKANA

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« Le Barreau du Cameroun relève que les images de l’arrestation de Me NDOCKI Michèle portent atteinte à sa dignité ».

Me NDOCKI Michèle, avocat au barreau du Cameroun a été brutalement interpellée mardi et conduite, telle un gangster à Yaoundé. Les méthodes de cette extradition ont choqué l’opinion qui a pris quelques images au cours des embouteillages.

Célestin BEDZIGUI, économiste et leader politique (président national du Parti de l’Alliance Libérale) avait réagi aussitôt que « L’arrestation de Me NDOCKI Michèle est une faute du point de vue légal et politique. Elle doit être libérée. »

Le Barreau pour sa part a publié une note d’information dévoilant les avocats désignés pour assister ses membres Me NDOCKI Michel. Il s’agit de Me ANDEGUE ONANA Désiré, Me MANG MAYI Gervais, et Me ASHU EGBE Hannah.

Me NDOCKI Michèle n’était plus visible depuis la marche blanche du 26 janvier à Douala au cours de laquelle elle a été grièvement blessée au niveau de la jambe.

La présidente des femmes du MRC (Mouvement pour la Renaissance du Cameroun) dans la région du littoral aurait été arrêtée non loin de la ville d’Indenau, après la cité balnéaire de Limbe, dans la région du Sud-Ouest où elle se rendait pour suivre « un traitement alternatif » de ses blessures, selon une source de son parti. Par la suite a été transférée à Yaoundé, mise en garde à vue à la Police judiciaire, avant d’être gardée au GSO (Groupement Spécial d’Opération), une unité spéciale de la Police camerounaise.

L’interpellation de Me NDOCKI Michèle doit être liée à la marche blanche organisée par son parti, le MRC, le 26 janvier dernier. Marche qualifiée d’illégale par les autorités administratives. D’où la razzia dans les rangs du MRC. Ils sont entendus par le tribunal militaire de Yaoundé.

Augustin Roger MOMOKANA