Santchou / Faits divers: la gendarmerie aurait refusé d’ouvrir l’enquête parce que la victime n’a pas de pièce d’identité.

Publié le 08 Mar 2019 par Augustin Roger MOMOKANA

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La brigade de gendarmerie de Santchou aurait rejeté l’idée d’une enquête lorsqu’elle a été sollicitée par les parents d’un enfant disparu et dont le corps a été découvert à Etodeup.

Un soir, la petite fille âgée de 2 ans et 4 mois était dans la maison avec sa maman. Cette dernière sort pour ramasser du bois derrière la maison. Et en l’espace de quelques minutes son enfant a disparu.

L’enfant a disparu et le suspens dure près d’un mois, de fin janvier à la mi-février, avant d’être levé. En effet le corps sans vie de l’enfant est retrouvé sans que l’on comprenne comment il a pu se trouver dans un endroit où la fouille a été aussi opérée.

Après sa disparition, le village Etodeup avait été passé au peigne fin. Les populations avaient organisé, comme c’est souvent le cas dans tous villages où les gens ont conservé leurs racines, une fouille systématique, du village et de la forêt environnante. Ainsi les coins et les recoins ont été fouillés. Sans que le moindre indice sur l’enfant ait été relevé.

Pourtant un jour, du mois de février, le corps a été retrouvé. A un endroit où les gens passent et repassent régulièrement. Il était plutôt sec, alors qu’on se serait attendu qu’il soit décomposé.

Les parents ont saisi brigade de gendarmerie de Santchou qui s’est aussitôt transportée à Etodeup. Dans le but d’ouvrir une enquête pour comprendre ce qui a pu se passer entre la disparition et la découverte de la dépouille.

Sauf qu’au moment où il veut identifier la victime, le gendarme apprend que l’enfant décédé n’a pas d’acte de naissance. Ce n’est pas qu’on l’a égaré. Non. Les parents avaient oublié de se rendre chez l’officier d’état civil, où alors ils avaient oublié que leur enfant avait lui aussi droit à un acte de naissance.

Cette autre mauvaise nouvelle a traumatisé le gendarme qui se serait effondré en larmes, surtout en apprenant que la mère de la victime est institutrice vacataire dans une école primaire de l’arrondissement.

Malgré le chagrin et les supplications du village, le gendarme remis de sa crise aurait tout simplement rebroussé chemin. Arguant qu’il ne pourrait ouvrir l’enquête sur un dossier dont la victime n’est pas identifiable.

Augustin Roger MOMOKANA