Jeux Universitaires Dschang 2019 : « notre rêve est vivant ».

Publié le 06 Mai 2019 par Augustin Roger MOMOKANA

Spread the love

« (…) Aujourd’hui voici le Cameroun sportif universitaire qui se fait devant nos yeux et pour le plaisirs de nos esprits »: le professeur Jacques Fame Ndongo.

En présence d’une poignée de personnalités dont les ministres Narcisse Mouelle Kombi (Sports et de l’éducation physique), Mounouna Foutsou (Jeunesse et éducation civique), Ngalle Bibehe Jean Ernest (Transports), Momo Jean De Dieu (Ministre délégué auprès du MINJUSTICE), S.E. Albert Roger Milla (Ambassadeur Itinérant) le ministre de l’Enseignement supérieur Jacques Fame Ndongo a donné, dimanche 05 mai 2019, au stade de la Catapulte de l’Université de Dschang, le coup d‘envoi des 22è Jeux Universitaires du Cameroun.

L’édition 2019 qui a pour thème : « Jeux de la dynamique collective ». Elle regroupe 19 institutions supérieures dont 8 universités d’État a été qualifiée par le MINESUP de moteur de l’ « intégration nationale et du vivre ensemble ».

Dans la mesure où elle permet le brassage, le partage, la communion et la promotion de l’éthique dans les sports chez les étudiants. D’où la lutte féroce engagée contre la transhumance, le vagabondage, et le mercenariat chez les athlètes.

D’après les statistiques de la FENASU (Fédération nationale du sport universitaire), les Jeux Universitaires Dschang 2019 rassemblent, 3089 personnes directement impliquées dont 2602 athlètes, 275 encadreurs, 77 médecins, 60 membres de délégations officielles, et 75 personnels d’accompagnement.

« Au-delà de la recréation, les « Jeux de la Dynamique Collectives » se positionnent résolument comme de la création et de la découverte », soutient le professeur Roger Tsafack Nanfosso, recteur de l’Université de Dschang qui, cette année, accueille le rendez-vous pour la quatrième fois de l’histoire (1998, 2005, 2011, 2019).

Jeux de la création et de la découverte à cause de l’ouverture sur la région de l’Ouest des jeux. En dehors du campus de Dschang, Bandjoun et Foumban sont sollicités. Chacune de ces villes porte une histoire exceptionnelle : Bandjoun est la ville du « Patriarche Victor Legrand » comme désigne Fotso Victor qui jusqu’ici demeure le seule camerounais à avoir construit à remis à l’Etat un établissement d’enseignement supérieur (IUT Fotso Victor de Bandjoun). Foumban est le berceau du roi Njoya qui inventa l’écriture Bamoun. Dschang est la seule ville camerounaise à avoir subi la triple colonisation : allemande, anglaise et française.

De quels paradigmes parle le Ministre de l’Enseignement supérieur ?

Les paradigmes, selon le ministre d’Etat Jacques Fame Ndongo, sont des adjuvants pour la compréhension des Jeux Universitaires. Et il en liste quatre. Le premier est sportif en tant qu’il exige dextérité, combativité et honnêteté. Il a pour socle le fair play et le respect des lois du sport. Le second paradigme est culturel. Il se réfère aux déploiements des fans clubs, aux animations péri sportives notamment les spectacles de musique, d’humour, les expositions artistiques, les chorégraphies. Le troisième paradigme est entrepreneurial. Il a pour socle la foire exposition qui ouvre la communauté toute entière aux Jeux. En tant qu’elle permet aux opérateurs économiques de saisir l’opportunité de ce rendez-vous pour accroitre leurs chiffres d’affaires et de promouvoir leur image ou leur notoriété. Le cinquième paradigme est professionnel. Il s’agit de doter les étudiants de compétences capables de faciliter leur insertion dans le circuit de la production.

Au-delà des acteurs impliqués dans les Jeux Universitaires, les sites retenus pourraient accueillir 200 000 visites, selon les estimations des organisateurs. Un chiffre très avantageux pour ces villes. Car des visites entrainent des dépenses. Et c’est tout à la joie des hôteliers, restaurateurs, transporteurs, artisans, etc.

Augustin Roger MOMOKANA