MRC : LA NOUVELLE RESISTANCE S’APPELLE TIRIANE NOAH.

Publié le 01 Juin 2019 par Augustin Roger MOMOKANA

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Tiriane Noah, la deuxième vice-président du MRC, va piloter le MRC (Mouvement pour la renaissance du Cameroun) après l’interpellation et la mise en détention de Mamadou Mota le 1er Juin 2019.

Mamadou MOTA Yacouba conduisait la marche du 1er juin au niveau de Yaoundé. Il avait dans ses rangs SM. Biloa Effa le conseiller du Président Kamto, Dr Apollinaire Oko, régional du MRC pour le Sud. Tandis que Nzodjou Fotsing quant à lui marchait à Douala. Ils ont été interpellés et se trouveraient encore dans les services de police. On parle de plus de 354 personnes (militants et sympathisants) interpellées dans les villes de Yaoundé (plus de 230), Douala (près de 50), Bafoussam (05) et Nkongsamba (près de 100), Bangangté (11).

Malgré l’arrestation de ses militants ce jour à Douala et à Yaoundé, dans le cadre de la marche du 1er juin, le MRC n’abandonne pas le combat contre le régime. D’autres manifestations sont annoncées dans les prochains jours dans les principales villes du pays.

Le MRC ne compte donc pas désarmer face à la fougue militaire du gouvernement qui brandit la menace de trouble à l’ordre public pour interdire les manifestations programmées par le parti de Maurice Kamto.

Après Maurice Kamto en février, voici le Premier Vice-président Mamadou Mota sous le verrou. Décidément le gouvernement RDPC n’arrête pas de jeter en prison ses contradicteurs. La Marche du 1er Juin lui a donné l’occasion de remplir ses cellules.

Par ailleurs, la police a encerclé dès l’aube les résidences des Souop Lazare (MRC) et Jean Michel Nintcheu (SDF), les assignant par ce coup à résidence. Ces parlementaires n’ont pu prendre part à la marche. Le SDF n’a pas tardé pour dénoncer cette violation grave des droits de l’homme.


Le communiqué pondu par le SDF fait savoir plutôt que le déploiement des forces de sécurité autour de la résidence du député l’a empêché de se rendre à un deuil à Bafang.

Selon la lettre de la loi sur les manifestations publiques au Cameroun est clair. Il ne s’agit pas du régime d’autorisation, mais de déclaration. Ce n’est que la langue française. En sortant dans les rues de Yaoundé, Douala, Bafoussam samedi 1er juin 2019, le MRC n’a pas violé cette loi. Malgré l’interdiction préalable apparue aux yeux des militants de ce parti comme discriminée.

Augustin Roger MOMOKANA