PATRIMOINE DE L’ÉTAT: CE BÂTIMENT POURRA ÊTRE LA PROCHAINE VICTIME.

Publié le 26 Sep 2019 par Augustin Roger MOMOKANA

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Une maladie rare sévit dans la ville de Dschang. Elle concerne la spoliation du patrimoine de l’État.

Les gens, autorités administratives et élites, ont du mal à regarder les immeubles de l’État dans la ville de Dschang. Un préfet avait été relevé de ses fonctions parce qu’il avait permis à une élite du département d’acquérir un terrain privé de l’État pour s’ériger une forteresse.

Le gouverneur à l’époque Amadou Tidjani avait regretté la malchance de son collaborateur et invité le nouveau préfet à veiller sur l’inaliénation de la propriété de l’État dans le département de la Menoua.

Mais les gens qui représentent l’État n’aiment pas l’État. Quelques années plus tard, après le préfet averti, le business de la spoliation du patrimoine immobilier de l’État a repris son cours dans la ville de Dschang.

Après tout il semble que les administrateurs civils et les gens du Domaine sont intouchables. Ils doivent détenir des secrets pour cela.

Comment expliquer le fait que le quartier administratif, c’est-à-dire la propriété de l’État hérité de la colonisation, soit aujourd’hui la propriété des particuliers ? Ils finiront par vendre les routes.

Après le stade municipal de Dschang, après la Place de l’indépendance du pays Bamiléké, après l’immeuble usine de la Ferme Quinquina, après des lotissements sur le Signal malgré l’interdiction [en 2008 ?] par le ministre des Domaines Anong Adibime, puis son reclassement comme Réserve forestière par le ministère de la Forêt, après la tentative de lotissements sur l’aérodrome de Dschang, voici l’heure de l’Alliance Franco-camerounaise de Dschang.

Une réunion vient de se tenir au Restaurant Fosso, initialement Restaurant de l’Alliance, pour plancher sur le conflit de propriété qui oppose l’Alliance franco-camerounaise de Dschang et M. Fosso Joseph qui revendiquerait le droit de propriétaire sur cet immeuble qu’il avait reçu en gestion libre et qu’il a reconstruit sur la base d’un contrat signé par un conseil d’administration en l’absence du directeur de l’AFCD en stage en France.

On cherche les documents on ne voit rien. Pourtant les gens supposé protéger le patrimoine de l’État seraient plutôt très chaud… Madame le Premier Adjoint préfectoral ne sera pas dupe face à la grande meute.
Augustin Roger MOMOKANA