CAMEROUN – POLITIQUE : CÉLESTIN DJAMEN VA-T-IL REJOINDRE LES RANGS DU RDPC ?

Publié le 24 Fév 2020 par Augustin Roger MOMOKANA

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« Paul Biya te pardonnera. Viens prendre la carte. Le RDPC est le parti du rassemblement. » Luther André Meka veut aider Célestin Djamen à sortir de la détresse dans laquelle il est engluée depuis la décision de son partir de boycotter le double scrutin du 09 février dernier.

La politique est une marre aux crabes. Les plus astucieux se nourrissent des amnésiques et des indécis.

Depuis la décision du MRC de ne pas aller aux élections législatives et municipales du 09 février 2020, la déception et l’angoisse se sont installées dans ses rangs.

Célestin Djamen, l’un des porte-étendards les plus virulents n’a plus le sommeil. Il clame sur tous les toits sa déception. Apparemment cet ancien du SDF a perdu tout espoir politique.

« Notre président national est un president du pardon. Lui, le « Lion » au pouvoir, n’a-t-il pas pardonné à son propre « chasseur »? N’a-t-il pas pardonné à Maurice Kamto lui-même en faisant arrêter les poursuites contre lui (à la surprise générale)? N’a-t-il pas pardonné aux auteurs du coup d’État du 06 avril 1984 en signant l’amnistie ? »

Luther André Meka n’est pas un rigolo. Le RDPC doit avoir trouvé des qualités particulières en Célestin Djamen. D’où les arguments déployés pour lui faire la cour. Afin qu’il rejoigne ses. Cet appel a tout son sens, quand on sait que le plus grand défi pour le parti des flammes c’est assurer ses arrières dans la perspectives de l’après Biya.

« Le RDPC reçoit tous les camerounais capables de mettre leurs compétences pour les grandes opportunités. » Et voilà qui est bien dit. Et Célestin n’es pas qu’un bavard des plateaux de télévision. Il est une compétence politique et stratégique pour aider le RDPC à se réinventer dès aujourd’hui. Puis qu’il connaît parfaitement l’opposition, les oppositions qu’il a longuement servies en tant que cadre politique.

La séduction semble prendre. Célestin Djamen n’a plus son cœur au MRC. Il l’assimile à une ONG. Lui qui refuse d’aller aux élections sans quoi il est impossible d’assurer la souveraineté de l’Etat. « Ce n’est pas un parti politique quand on ne part pas aux élections. On devient plutôt une ONG ou une Église. »

Avec abkradio