MENOUA – SOCIETE : CET HOMME AVAIT CONTRACTE UN SECOND MARIAGE EN CATIMINI.

Publié le 02 Mar 2020 par Augustin Roger MOMOKANA

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Cette histoire peut avoir des similitudes avec une histoire réelle et vécue. Cela ne serait qu’une pure coïncidence.

Un entrepreneur vivait paisiblement avec sa femme et leurs huit enfants. La vie était paisible et harmonieuse car chaque membre de la famille rendait heureux les autres. En accomplissant bien sa tâche : le père assumaient honorablement ses charges de chefs de famille, les enfants étaient studieux à l’école, et la maman était une épouse doublée d’une mère exemplaire.

La mère était enseignante. Les enfants étaient déjà à l’université pour les cinq aînés. Certains avaient déjà passé leur licence et s’attaquaient au Master. Les cadets quant à eux allaient bientôt passer leur cycle secondaire. Pour rejoindre eux aussi l’enseignement supérieur. Le chef de famille était conscient de ce qu’il lui fallait envisager, comme le souhaitait sa fille aînée, mettre le paquet pour l’envoyer au Canada après son Master2 en Science politique.

Le père, gagnait des marchés publics à travers le pays. Parfois, lorsqu’il avait quelques soucis de trésorerie, il sollicitait son épouse dont les parents n’étaient pas des moins nantis. Il contractait puis payait ses dettes. Des dettes de l’ordre de la trentaine de millions de francs CFA. La dernière dette, il ne payera jamais. Parce qu’il est mort.

Pendant que ce père de famille réalisait un marché dans la ville de Douala, il est tombé amoureux d’une jeune femme. Personne ne peut nous dire comment la chose s’est produite. Tout ce que l’on sait c’est que les deux tourtereaux ont décidé de sceller leur union. Ils sont donc allés devant monsieur l’officier d’état civil. A l’insu de la famille et des amis de Monsieur. Dès cet instant Monsieur est devenu un visiteur chez lui, à Yaoundé. Il y séjournait deux cinq jours sur 30, et le reste il était à Douala. Mais il est tombé malade. Ayant constaté, après un long traitement, que sa santé devenait de plus en plus incertaine, il a retrouvé sa famille à Yaoundé. Sa femme l’a conduit à l’hôpital où il est aussitôt alité. Cela durer deux mois. L’homme agonisait au fur et à mesure que le temps s’écoulait. Même les médecins se sont empêchés de dévoiler sa maladie à son épouse. Il souffrait d’un mal de la gorge.

Norbert a fini par rendre l’âme. Sa femme et la famille se sont attelées à la préparation des obsèques. Puis est venu le jour des adieux. Tout s’est bien passé jusqu’au moment des témoignages.
L’imprésario, qui sans doute avait connu notre Monsieur mieux que quiconque annonce « la première épouse » du défunt. La famille accueille cela comme une erreur. La veuve, en peu de mots rend son dernier hommage à son défunt mari. Puis le même imprésario introduit la « deuxième épouse » du défunt. Une femme dont personne n’a jamais vu ni entendu parler s’amène près du cercueil. Et se met à égrener sa vie maritale avec Norbert. Six ans déjà qu’ils sont en couple. La où le ciel se déchire, c’est lorsqu’elle annonce que l’immeuble de Bafoussam a été hypothéqué à 53 millions francs pour un marché réalisé et non encore achevé.

– « Hypothéquer l’immeuble de Bafoussam ? Attends ! Toi qui me parles-là, qui es-tu ?
– Mais je suis son épouse. Nous nous sommes légalement mariés. Non seulement il a hypothéqué l’immeuble, mais aussi il doit à plusieurs de ses fournisseurs dont ma propre quincaillerie.
– Je ne saisis pas. Je ne comprends rien de tout ce que tu veux ma raconter là. Toi mariée avec mon époux ? Nous n’avons pas rompu le contrat de mariage qui nous lie. Non ! ce n’est pas vrai.

A ces derniers mots la première femme bondit sur sa coépouse inconnue. Heureusement pour cette dernière l’impresario et d’autres amis du défunt sont intervenus pour mettre un terme à cette rixe.

Augustin Roger MOMOKANA