COVID-19 : LES COMMUNES DOIVENT FACILITER AUX POPULATIONS L’ACCÈS A L’EAU POTABLE

Publié le 01 Avr 2020 par Augustin Roger MOMOKANA

Spread the love

La lutte contre le corona virus préoccupe des conseillers municipaux et hommes politiques de la région de l’Ouest. Pour cause la précarité du service de l’eau dû à la qualité d’ouvrages.

Les hommes politiques dont les maires membres de l’association dénommée Communes et villes unies du Cameroun (CVUC), antenne de l Ouest ont désormais pris conscience de la précarité du service d’eau potable dans les centres urbains.

Par conséquent ils estiment que dans le contexte du confinement des populations en raison de la pandémie du Covid- 19, leur plan de développement communal, doivent donner la priorité à ce service.

Il va falloir, suivant un plan réaliste et urgent, quadriller ces territoires d’ouvrages d’approvisionnement (forages et adductions d’eau) durables.

Cela contribue au respect des mesures d’hygiène, nécessaires à éviter les contaminations, facteurs d’expansion du virus 2019 et des microbes sources de nombreuses maladies hydriques.

Il faut comprendre que si le confinement perdure, les populations pourraient souffrir doublement du fait de cette négligence qui a marqué pendant très longtemps le service dans nos collectivités territoriales décentralisées.

Les exigences incompressibles dans le combat contre la pandémie, doivent amener les maires à faire bouger les lignes. De sources, cela va sans dire que le maire de Dschang annonce un vaste chantier pour la cité universitaire.

Nouvellement élu à la tête de la Commune de Dschang, Jacquis Kemleu Tchabgou voudrait éviter à ses populations de continuer à consommer de l’eau infestée dans une adduction occasionnelle et inappropriée.

Interpelé pour donner son avis au sujet de cette question d’eau, manifestement, très sensible, le Pr Emile Temgoua, 1er Adjoint au Maire déclare : « Au bénéfice de la loi du 24 décembre 2019 portant Code général des collectivités territoriales décentralisées, les collectivités territoriales décentralisées sont appelées à approvisionner leurs populations en eau potable. Sans plus faire de distinction entre la zone concédée ou pas à Cam water. Dans ce sillage, le nouvel exécutif municipal entend engager des études géophysiques en vue d’un vaste programme d’alimentation en eau potable dans la ville de Dschang. »

Constructions ou réhabilitations de 20 systèmes d’adduction en eau potable

Dans la Commune de Batcham dans le département des Bamboutos, le magistrat municipal, Me Pierre Tchinda, mise sur les initiatives communales pressantes de l’heure et le projet, Energies renouvelables et technologies appropriées pour l’accès à l’eau potable en zones rurales (Enter).

L’initiative qui est celle de l’Agence Italienne pour la coopération et le développement à travers l’Ong italienne, Arcs. Cette initiative entend alimenter de cette denrée vitale, 20 villages ruraux sélectionnés dans l’arrondissement de Dschang, Batcham et Foumbot. Toute chose qui bénéficie de l’expertise du Centre Africain pour les Énergies renouvelables et les technologies durables (ACREST), son principal partenaire local.

Le montant du financement des travaux du projet lancé le 18 décembre 2018 à Dschang pour une durée de 3 ans, est de 2 millions d’euros, soit 1. 310 000 000 francs CFA.

Selon Vincent Kitio le promoteur d’ACREST, ces travaux pour les Communes de Dschang et Batcham, concernent la construction ou réhabilitation de 20 systèmes d’adduction en eau potable (forages et captages) dont 10 dans chacune des municipalités concernées. « Les travaux sont en cours de réalisations, d’ici un mois, nous aurons de l’eau potable, » déclare, le maire.

Pour sa part le maire de Mbouda, M. wadji, rassure que les quelques forages construits dans la ville sont bien entretenus. Les populations se ravitaillent à « la source de 24 escaliers, » réhabilitée. Le dosatron y a été installé pour assurer sa potabilité.

« Nous sommes aussi en train d’examiner la possibilité de prendre de l’eau à partir de la station de traitement d’eau de la Metche dans les camions citernes pour les distribuer aux populations. Dans les groupements, les techniciens du service de l’eau sont mobilisés pour s’assurer de l’effectivité du fonctionnement des forages et puits aménagés. Ceux qui ne sont pas pratiques doivent être rétablis. Par ailleurs, des dispositions ont été prises avec les responsables du MINEE pour vérifier les sources naturelles non aménagées. L’enjeu étant de les viabiliser à partir des devis estimatifs, préalablement montés, » soutient l’édile de Mbouda.

AZAP NDONGO