CHRONIQUE DE BERTRAND ROGER JIOGUE : LE COVID-19, UN ACCELERATEUR DE LA NOUVELLE RÉVOLUTION INDUSTRIELLE.

Publié le 13 Avr 2020 par Augustin Roger MOMOKANA

Spread the love

Avec la pandémie du coronavirus, les marchés boursiers, ont brutalement basculé du côté de l’angoisse. A mesure qu’est révélée l’ampleur des interdépendances industrielles, les investisseurs prennent peur. Apporter des réponses adéquates à deux questions semblent essentiel : quelle sera la durée et l’ampleur de l’épidémie? Quelles en seront les conséquences?

Quel qu’en soit le cas, du point de vue des investisseurs, le retournement brutal des marchés pose une fois de plus la question de savoir comment échapper au piège du suivisme, pour se concentrer sur les meilleures opportunités d’investissement. On ne peut qu’espérer que face à la menace, le secteur bancaire se soit consolidé et que d’autres acteurs financiers soient entrés en lice.

D’ores et déjà, on espère en effet que le Covid-19, sera l’accélérateur de la nouvelle révolution industrielle. Depuis la crise de 2008, la technologie a connu de grandes avancées et son adoption change déjà en profondeur nos organisations, nos habitudes de consommation, notre mobilité et bien d’autres domaines encore. Il existe donc des secteurs d’activités qui voient leurs ventes portées par l’épidémie.

1- Des perspectives attrayantes pour les entreprises du secteur médical, medtech, biotech, foodtech, etc.

Avec la pandémie du Coronavirus, se sont multipliées les opportunités de développement du secteur médical, depuis la recherche jusqu’aux soins sans oublier les la medtech (technologies liées à la médecine), la biotechI (technologies biologiques), la foodtehc (technologies alimentaires), etc. Il existe ainsi des opportunités de faire des affaires de manière éthique et avec une vision à long terme.

La recherche médicale elle-même sera la première à bénéficier des leçons tirées de la lutte contre la pandémie actuelle. En effet, l’intelligence artificielle et les big data aident à la recherche et au développement de nouveaux médicaments contre le coronavirus. Pour ce faire il faudrait bien évidement implémenter un réel plan de recherche et de développement de médicaments par l’intelligence artificielle et les grandes plateformes de partage de données. Il faut également développer toutes sortes de recherches et de collecte de documents bibliographiques sur le coronavirus ou d’autres virus.
Les pharmacies font aussi partie des gagnants. La pharmacie en ligne Zur Rose par exemple observe depuis le début de l’épidémie « une solide hausse de la demande pour les médicaments et produits de santé ».
Il sied ici de d’évoquer l’application Covidom mise en place par les autorités sanitaires françaises pour assurer le télésuivi des patients porteurs ou suspectés de Covid-19 passés par certains Hôpitaux de Paris (AP-HP) mais qui ne nécessitent pas d’être hospitalisés. Chaque jour, le patient confiné reçoit un questionnaire médical et en cas de symptômes aigus, une équipe soignante est alertée. Service-public.fr vous en dit plus.
L’objectif est d’assurer un télésuivi à distance des patients qui ne présentent pas de signes de gravité, sans surcharger les établissements de santé et les médecins généralistes. Ceux-ci peuvent ainsi se consacrer aux patients plus gravement atteints.
À l’heure de la pandémie, la révolution numérique s’accélère et l’accès à ce savoir est devenu très facile. En Chine, des compagnies de téléphone et certaines applications ont mis en place des systèmes grâce auxquels les gens peuvent vérifier si, lors de leurs déplacements en train ou en avion, ils ont été proches ou en contact avec une personne infectée ou, pire encore, malade et hospitalisée. China Mobile a informé les citoyens de Pékin qu’il était possible de vérifier par le biais du service ad hoc leurs déplacements au cours des 30 derniers jours. En Suisse, l’opérateur historique Swisscom a indiqué qu’elle pourrait fournir des données sur les regroupements publics de plus de 50 personnes.
A priori, il s’agit là d’une transgression des règles protégeant la vie privée : la sienne et celle des passagers des trains et des avions qui ne sont pas au courant des contrôles de leur état de santé.
Mais, l’acceptation d’une telle mesure par les populations dépend de la nature et de la dynamique du contrat social qui lie la population et ses gouvernants. Il se pourrait qu’une telle mesure reçoive un accueil plutôt positif si les personnes concernées sont suffisamment rassurées.
Il faut en effet se départir des a priori en la matière. Les applications dédiées au contrôle strict des mouvements de population, souvent accusées de n’être rien d’autre qu’un dispositif de sécurité et le point de départ de futures smart cities hyper-surveillées et « sûres », peuvent être regardés comme un service de grande importance dans des situations d’urgence.
En fait, nous sommes confrontés à la première urgence sanitaire de l’ère de l’intelligence artificielle. Une autre utilisation de l’intelligence artificielle serait le traçage des individus afin de savoir s’ils viennent ou au contraire sortent d’une zone hyper infectée afin de prendre des mesures sanitaires qui s’imposent.

Il ne faut pas oublier les secteurs associés au médical ou au sanitaire. En effet, tous les produits associés à la propreté, à la santé et à la sécurité vont gagner en importance. D’ailleurs le secteur du nettoyage professionnel pourra se développer rapidement dans les pays émergents comme le Cameroun dans la mesure où le public et surtout les entreprises auront intégrés les besoins en hygiène.
Grace aux sollicitations dont ils font l’objet compte tenu du contexte, les fabricants de désinfectant doivent mettre les bouchées doubles pour tenter de faire face à la demande. En Chine, les prix des gels hydro alcooliques ont grimpé de 14,8% entre janvier et février. On peut rappeler qu’en France, le gouvernement a limité par décret le prix de vente de ces gels (3 euros les 100 millilitres). Et en Suisse, les pharmaciens ont désormais l’autorisation d’en fabriquer.
Même scénario pour les producteurs de masques respiratoires. La Chine en est la première productrice. Mais avec le ralentissement des usines chinoises, les producteurs locaux dans chaque pays, y compris les plus petits voire souvent à titre individuel, tentent de prendre le relais face à une demande qui flambe. Qu’il s’agisse de l’américain 3M ou de petits producteurs comme le français Valmy, partout la production est poussée dans ses derniers retranchements.

2- L’industrie du digital ou du numérique

La crise aidant, le secteur digital et numérique s’imposera encore un peu plus et de nouvelles tendances émergeront, comme par exemple les livraisons de repas sans contact humain ou physique, la robotisation des caisses dans les supermarchés, de nouvelles stratégies de marketing digital… La 5G aidant, deviennent de plus en plus évidents l’internet des objets, l’intelligence artificielle. Et plus particulièrement dans le secteur de la santé, la santé, la robotisation, etc.

Le coronavirus offre de nouvelles possibilités aux entreprises de haute technologie. Elles se retrouvent face à une opportunité unique de développer l’essence principale de leurs inventions : la récolte de toujours plus de données.
Il va de soi qu’une telle pratique devra se faire dans le respect strict des normes de protection des données et de la vie privée. La résistance déjà faible des populations à l’invasion de leur vie privée risque en effet d’être définitivement enterrée face à la peur et l’inquiétude. Sous certains cieux, les sociétés de reconnaissance faciale par exemple peuvent par exemple développer de nouvelles façons d’identifier et de repérer les personnes fiévreuses.
De telles entreprises privées si elles sont soutenues par nos États, pourraient développer de nouveaux produits certes «intrusifs», mais également utiles et surtout agir dans le cadre bien défini posé par des lois et règlements dédiés. Ces entreprises pourraient alors vendre leur création/invention à l’étranger.

D’autres applications d’intelligence artificielle (IA) sont en cours d’expérimentation ou de validation. La plus célèbre est liée à l’utilisation de drones pour avertir les gens des dangers ou des ordres à adopter, par exemple porter des masques. D’où un fort potentiel pour le développement du secteur des drones tout à fait à la portée de nos jeunes ingénieurs.

Mentionnons également les développements possibles à venir dans le secteur de la robotique. Par exemple les robots qui s’occuperaient des activités qui mettraient les gens en danger à l’intérieur des hôpitaux, comme la lutte contre les parasites, la livraison de repas ou le nettoyage des zones des hôpitaux utilisées pour les patients infectés.

Enfin, le segment des assistants vocaux est également un champ en friche : l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) permet de demander des informations aux personnes à domicile, de stocker des données et de suggérer un traitement immédiat ou une hospitalisation. En cinq minutes, les assistants vocaux peuvent passer 200 appels, ce qui représente un soulagement considérable par rapport au travail à l’hôpital. Ce service d’appel robotisé peut aider les médecins en première ligne à contrôler la situation. Grâce à des technologies telles que la reconnaissance vocale, la compréhension sémantique, ou le dialogue homme-machine, les robots sont capables de comprendre avec précision les langues humaines, d’obtenir des informations de base et de donner des réponses.

Paradoxalement, les mesures de quarantaine dues à la crise sanitaire du Covid-19 créent des opportunités pour certains secteurs, comme les jeux vidéo ou, dans une moindre mesure, la réalité virtuelle d’ordinaire accusés de nuire à la convivialité. Ces technologies pourraient redorer leur blason grâce à la crise du coronavirus et aux quarantaines qui font la part belle aux activités et « réunions » à distance : travail depuis son salon, télémédecine, sport via des applications ou des objets connectés, divertissement en streaming, socialisation sur les réseaux et livraison à domicile, etc. Visiblement, ce sont surtout les technologies qui aident à recréer du lien social qui sortiront renforcées, car l’homme reste un animal très social et n’est pas encore prêt à vivre en ermites.

Avec le confinement, on a constaté que les chiffres du streaming et du visionnage de films en ligne étaient à la hausse y compris des jeux vidéos, etc. Les services de streaming vont certainement gagner en abonnés. En Chine, au cours des deux premières semaines de février – au moment donc du renforcement de l’épidémie, le nombre de téléchargements a bondi de 40% en moyenne. Le streaming (vidéo, musique, jeux…) et les réseaux sociaux ont donc le vent en poupe. Le confinement va sans doute favoriser la(re)découverte de tous ces App, filtres et options de réalité augmentée qui encombrent nos Smartphones. Certaines sont idéales pour distraire ou rester en contact.
Mais pour ce faire, il faudrait une réelle politique de promotion et de développement des technologies de transferts de données par exemple à travers l’accroissement de la bande passante. Les opérateurs télécoms doivent trouver les moyens technologiques pour plus d’allocation de la bande passante afin de faire face au bond des usages liés au télétravail.


3- Les ventes domestiques en ligne et la livraison à domicile : une opportunité pour la grande distribution

Les mesures relatives à l’éradication de l’épidémie de Covid-19, génèrent de nouvelles habitudes chez les consommateurs : le commerce électronique progresse. Une évolution favorisée par les livraisons à la demande, souvent via des partenariats avec des start-up.

Les distributeurs en ligne et les services de livraison à domicile profitent également d’un réflexe de confinement de la population. Ou même des mesures de quarantaine. Le commerce en ligne est le secteur donc la croissance semble la plus fulgurante et qui a le mieux saisi l’opportunité du confinement forcé. Même s’il est difficile de prédire si le secteur va bénéficier de la situation actuelle sur le long terme, on peut penser que les gens pourraient bien s’habituer à la livraison à domicile.

Le Canton de Genève en Suisse a ainsi initié la numérisation de l’offre des restaurants et commerces de détail en vue de livraisons à domicile afin de garantir une continuité des services d’approvisionnement de la population et de soutenir les établissements publics ne pouvant plus accueillir de clients. Pour ce faire, il a mandaté la Société des Cafetiers Restaurateurs Hôteliers de Genève (SCRHG) pour accélérer la numérisation de l’offre des restaurants genevois et de développer leur capacité de livraison à domicile. Ce mandat consiste à accompagner l’intégration des restaurants (création du compte, mise en ligne des menus, photographie des plats, etc.) qui le souhaitent à une ou des plateformes genevoises de livraison à domicile, lesquelles se sont engagées à offrir les frais d’affiliation aux restaurants et, dans la mesure du possible, de réduire les frais de livraison et/ou leur commission. Une autre démarche vise le renforcement des capacités de livraison à domicile et de numérisation du commerce de détail genevois, en partenariat étroit avec le milieu des taxis.

Certaines innovations vont voir le jour ou connaitre un essor fulgurant par exemple dans le domaine des drones (des drones sont déjà utilisés pour désinfecter des zones), les ventes de maison grâce ou de terrains grâce à la réalité virtuelle…

4- Création des jobs dans le secteur de la Cybersécurité

Comme on pouvait s’y attendre, le pendant de l’essor de l’industrie des nouvelles technologies est le développement de la Cybercriminalité.
La crise du coronavirus entraine en effet un afflux massif vers le travail à domicile ou l’enseignement à distance et plus généralement l’e-commerce et crée conséquemment une opportunité pour les pirates informatiques.

Ces nouvelles habitudes pourraient profiter aux cybercriminels. En effet, les travailleurs emportant avec eux leurs ordinateurs portables et les données de leur entreprise, les experts en cybersécurité disent que les pirates informatiques suivront, cherchant à profiter de la situation et à infiltrer les entreprises. Les entreprises technologiques verront donc certainement augmenter les demandes d’aide pour sécuriser ces travailleurs à distance.
D’ailleurs, la transition soudaine implique une plus grande sollicitation des services d’assistance informatique.

5- L’essor du travail à distance, des visioconférences et du E-Learning

Avec la crise du Covid19 et les exigences de confinement qui en découlent, la pratique des visioconférences a atteint l’Afrique et le Cameroun. Sa généralisation est à mesure d’entrainer d’énormes économies budgétaires en termes de per diem, billets d’avion, factures d’hôtel, bons de carburants et autres frais de bouche et de mission. Il faudra donc garder ces bonnes pratiques et les peaufiner au besoin au lendemain de la crise.

En effet, et de façon globale, les aspects liés aux conférences virtuelles et à l’apprentissage en ligne (e-learning) est un secteur dans lequel nos États pourront investir massivement afin de soulager les infrastructures et même les caisses de l’État. En raison de la fermeture des écoles et des bureaux, ce secteur fera l’objet d’une attention et d’une expérimentation renouvelées.

À cause de la pandémie, certes certaines usines, services et les marchés sont à l’arrêt, mais les populations se sont organisées, souvent via Internet, pour travailler à distance, se faire livrer les produits de premières nécessités à domicile et suivre des cours académiques par l’usage des MOOC (Massive online open courses). Toutes les écoles étant fermées jusqu’à nouvel ordre, nous assistons à la plus grande expérience d’éducation en ligne mondiale. Une nouvelle école est déjà émergente. Celle qui se fera à distance et permettra de soulager les écoles et les universités dont les salles de classe bondées et le nombre pléthorique des élèves et étudiants n’ont pas cessé de faire l’objet de plainte tant des parents que du corps enseignant.

La lutte contre la pandémie a permis de s’approprier et de développer des logiciels prêt à l’emploi pour les écoles, permettant de connecter plusieurs élèves en même temps en fournissant à l’enseignant toutes les données nécessaires, y compris les données enregistrées par les caméras sur l’attention portée par l’élève pendant la leçon. Ceux-ci offrent des potentialités infinies.
Le fait que les écoles aient fermé leurs portes entraîne une augmentation de la popularité de l’e-learning, des classes virtuelles, des séances de coaching de toute sorte à distance et même des cours de sport virtuels.

Plusieurs entreprises comme Zoom Video Communications travaillent depuis des années à rendre les vidéoconférences plus fluides et simples à mettre en œuvre. Leurs actions ont doublé en 3 semaines. Leur avenir est plus que prometteur. La crise a comme un effet répulsif vis-à-vis voyages hôtels professionnels.

À la sortie de crise, en les services accessibles via le cloud (informatique à distance) vont sans doute connaitre un essor sans pareil. On a d’ores et déjà constaté que les messageries dédiées aux employés des entreprises, comme Slack ou Workplace (Facebook), prennent l’ascenseur alors qu’à l’origine, c’était surtout les startups démunies qui y avaient recours, pour économiser des frais immobiliers et matériels.

Avec une bonne connexion, les visioconférences à 10 ou 20 participants sont devenues choses courantes. Certaines écoles ont déjà prévenu les parents d’élèves qu’elles pourraient assurer des cours à distance en cas de fermeture.

Alors que les salons professionnels sont annulés ou remplacés par des conférences numériques, les entreprises de réalité virtuelle (VR) voudraient aller encore plus loin. Certes la VR, encore coûteuse, n’est pas prête à intégrer tous les salons. Mais les employés et consommateurs vont être plus exposés que d’habitude à ces technologies émergentes. Les cas d’usage nés de l’épidémie contribueront peut-être à un regain d’investissements dans le secteur.

Dans le secteur de la mise en forme, les sales, coach ou équipements de fitness connectés, pourraient bénéficier des confinements liés au nouveau coronavirus. Les séances de sport en direct, via un écran, pourraient devenir plus populaires. Les clubs vont peut-être diffuser leurs propres cours. Plusieurs experts prédisent de bonnes performances aux équipements de fitness connectés à internet pour assister à des entraînements, en simultané ou à la demande.

Avec le confinement à domicile obligatoire dans certaines régions chinoises, les plateformes digitales se sont imposées à plusieurs millions de consommateurs représentant toutes les strates de la société. Lors de la reprise du travail après les célébrations chinoises du nouvel an, de nombreux travailleurs ont dû recourir au télétravail via des plateformes comme celles d’Alibaba ou de Tencent, provoquant de nombreuses saturations. Malgré tout, c’est une bonne occasion pour nous d’essayer le travail à domicile à grande échelle.

Dans le secteur des loisirs, les plateformes chinoises de streaming ont vu leur chiffre de fréquentation décoller depuis la mise en place des mesures de quarantaine (+20% depuis début 2020).
Dans le domaine de l’éducation, plus de deux millions d’élèves se sont inscrits à des sessions de e-learning suite à la fermeture de nombreuses écoles et universités. Dans ce secteur, de nouvelles opportunités apparaissent comme les entreprises d’enseignement à distance. Par exemple l’entreprise TAL Education’s leader dans le domaine, a noué des partenariats avec plus de 300 écoles pour dispenser en ligne des cours gratuits aux étudiants confinés, espérant par la suite les convertir aux offres payantes.

6- Le business de la survie

Le survivalisme désigne les activités de certains individus ou groupes d’individus qui se préparent à une catastrophe (catastrophe naturelle, crise économique, crise sanitaire, etc.) à l’échelle locale ou globale, voire à un événement potentiellement cataclysmique (effondrement écologique, guerre nucléaire, invasion extraterrestre, etc.) ou plus généralement à un effondrement de la civilisation industrielle.
Entre autres, les survivalistes se préparent en apprenant des techniques de survie et des rudiments de notions médicales, en stockant de la nourriture et des armes, en construisant des abris antiatomiques, ou en apprenant à se nourrir en milieu sauvage ou hostile.
On comprend donc que la crainte d’une pandémie de coronavirus booste le marché des biens ou services liés au survivalisme. Les adeptes faisant le stock des masques et combinaisons de protection, nourriture lyophilisée, guides de survie, masques de protection, gel antibactérien…. qu’ils se procurent généralement en grande quantité.
Les entreprises spécialisées sont actuellement en rupture de stock et les gens continuent de commander.
Aux États-Unis, terre de prédilection des survivalistes, la situation est encore plus alarmante, les stocks sont vendus à la vitesse grand V. La hantise de la crise du coronavirus couplée aux tensions entre l’Iran et les États-Unis expliquent la situation.

Ailleurs, d’autres produits tels les produits de purification d’eau pourraient connaître un succès similaire. Mais les besoins sont larges et l’enjeu est de s’équiper en produits de première nécessité divers: alcool, eau minérale, allumettes, papier toilette, bougies…

Bertrand Roger JIOGUE