Cameroun -Santé : L’âge du départ à la retraite des fonctionnaires de la santé relevé grâce au Coronavirus.

Publié le 03 Juil 2020 par Augustin Roger MOMOKANA

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C’est la fête dans le corps des fonctionnaires de la santé au Cameroun. L’âge du départ à la retraite passe de 55 ans à 60 ans pour les personnels des catégories A et B et de 50 ans à 55 ans pour les personnels des catégories C et D.

Décret N°2020-369 du 3 juillet 2020 portant relèvement de l’âge de départ à la retraite des fonctionnaires des corps de la santé publique.

Relèvement de l’âge de départ à la retraite du personnel de santé est un événement majeur pour ce serment de la vie professionnelle. D’ailleurs, il peut être apprécié comme la récompense de la bataille que ces professionnels mènent depuis mars dernier contre la Covid-19.

D’autant plus que déjà le 19 mai dernier, dans son message à la nation, le président de la République, S.E. Paul Biya avait trouvé des mots justes pour rendre un vibrant hommage à ces soldats de la santé mobilisés contre la pandémie du Covid-19.

Ces personnels de santé publique allaient à la retraite à l’âge de 55 ans pour les catégories A et B, et à l’âge de 50 ans pour les catégories C et D. Ainsi aux termes du décret présidentiel de ce 03 mais ils se voient accorder une bonification de cinq ans.

A côté du décret présidentiel, un décret du premier ministre clarifie les catégories sociales, en référence à ceux des personnels médicaux et para médicaux relevant du Code de travail. Il s’agit d’équivalences. Ainsi les catégories A et B de la fonction publique correspondent aux catégories de 8 à 12, tandis que C et D correspondent aux catégories 1 à 7 du Code de Travail.

Si nous pensons bête, en affirmant qu’un infirmier gagne 150 000 FCFA, cela nous permettra de faire le calcul : 150 000 FCFA x 12 mois = 1.800 000 FCFA x 5 ans= 9 000 000 FCFA.

Cet exercice nous permet de constater et d’affirmer que l’incidence financière du décret présidentiel n° 2020/369 du 3 juillet 2020 vaut tout son pesant d’or. Les bénéficiaires ont de quoi jubiler et louer la Covid-19 sans quoi leurs plaintes n’auraient jamais été entendues.

Augustin Roger MOMOKANA