Cameroun : les dessous de l’affaire Neo Industry dans la Vallée du Ntem.

Publié le 12 Août 2020 par Augustin Roger MOMOKANA

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Ce que vous ne connaissez pas sur cette affaire est que Emmanuel NEOSSI est un industriel camerounais qui a décidé de transformer le cacao à travers la Neo Industry dont le siège est à Kekem (54 Milliards FCFA) dans le département du Haut-Nkam.

« L’État du Cameroun a constitué à travers le MINDAF entre 2010 et 2012 sur les 365 communes des réserves foncières pour des projets d’utilité publique et pour accompagner des investissements conforment au nouveau code des investissements qui offre des facilités fiscales, douanières et foncières aux porteurs de projets. C’est l’Etat qui est propriétaire des espaces contestés de la vallée du Ntem et nom Néo Industrie. Ces espaces font partie du domaine privé de l’État depuis 2014 » : Baudelaire KEMAJOU.

Neo Industry a obtenu de l’État du Cameroun 26000 hectares de son domaine privé pour installer un complexe agro-industriel dans la vallée du Ntem et une deuxième unité industrielle de transformation du Cacao à Kribi.

Le domaine privé de l’Etat couvre 66000 hectares concédé à trois sociétés et non à NEO INDUSTRY toute seule. Elle n’en dispose que 26000 hectares dans 3 zones : Bissamane dans l’arrondissement de MAAN, Ngan et Assandjick dans l’arrondissement d’Ambam.

Lorsque NEO INDUSTRY sollicite en 2017 de l’Etat des terres pour étendre ses activités sur le territoire national, il lui est présenté une cartographie des sites dans le Mbam, la Mvila, la Vallée du Ntem, l’Océan. Après plusieurs études techniques, l’investisseur choisit la Vallée du Ntem pour la culture du cacao.

« Neo industrie a produit à l’État un projet et un plan d’investissement avec à la clé des milliers d’emplois pour les populations locales prioritaires aux postes à pourvoir. »

Contrairement à NEO INDUSTRY, les élites de la Vallée du Ntem qui ont obtenu 30.000 hectares n’ont pas encore présenté à l’État un projet d’investissement. Du coup ils ont entrepris d’alimenter la haine tribale pour torpiller le projet porté par NEO INDUSTRY au moment où les consultations démarrent sur le terrain.

D’autre part, les concurrents locaux dont les moyens sont limités sont joints à ces Élites pour financer la manipulation contre cette initiative porteuse d’espoir pour l’économie locale et l’émancipation financièrement des populations.

Avec Baudelaire KEMAJOU