Cameroun : 25 ambulances médicalisées entièrement équipées pour les hôpitaux du pays.

Publié le 03 Mar 2021 par SINOTABLES

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Le ministre de la santé publique, poussé par une rumeur persistante entretenue par les réseaux sociaux, a affirmé par une note d’information que le gouvernement vient d’acquérir 25 ambulances et plusieurs autres équipements lourds destinés aux hôpitaux du pays.

Ces 25 ambulances et équipements dont 06 scanners, 35 appareils de radiographie mobile et 250 moniteurs multiparamétriques avec électrocardiogramme, entre autres, sont destinés à renforcer notre système de surveillance médicale sur tout le territoire national.

L’acquisition dont le coût total se chiffre à la somme de 13,8 millions de dollars a été rendue possible grâce à un financement conjoint de l’Etat du Cameroun et de la Banque islamique de développement. Le Programme des nations unies pour le développement (PNUD) s’étant chargé de l’acquisition de la commande.

MANAOUDA MALACHIE précise cependant que « cette livraison fait suite à un accord d’un montant global de 27,440 millions de dollars signé entre le Gouvernement de la République du Cameroun et la Banque islamique de Développement afin d’apporter une réponse immédiate au COVID-19 par la fourniture d’équipements médicaux et non-médicaux vitaux notamment les scanners, appareils respiratoires, ambulances, radios portatives pour les communications, etc. »

Autres partenaires impliqués dans ce dossier l’UNOPS pour les équipements médicaux légers et l’UNESCO pour les intrants de laboratoire de diagnostic de la Covid-19.

Bien avant ces explications fournies par le ministre de la santé publique, les Camerounais avaient été scandalisés par le cout de l’acquisition des ambulances, ignorant tout de l’accord avec la banque islamique de développement et du contenu de la commande constituant le dispositif de lutte contre la pandémie de coronavirus.

Reste maintenant à voir comment les véhicules seront distribués à travers le pays, sachant que les plus nécessiteux ne sont ni Yaoundé et Douala, mais les villes de seconde zone qui n’ont pas de moyens pour assurer le transfert des patients nécessitant un transfert vers des hôpitaux plus spécialisés ou richement équipés.

Augustin Roger MOMOKANA