Dschang : Comment mobiliser la jeunesse en vue de sa participation à la promotion d’une paix durable au Cameroun ?

Publié le 18 Mai 2021 par SINOTABLES

Spread the love

« Considérons que nous avons la paix dans nos mains et à nous d’en faire ce que nous voulons » : Sylvie NDONGMO est la présidente de Women’s International League for Peace & Freedom Cameroon (WILFP Cameroon).

Cet article est rédigé par Augustin Roger MOMOKANA pour le compte du journal en ligne Sinotables. Date de la mise en ligne 18 mai 2021.

Le défi qui attend les jeunes est titanesque. Se mobiliser pour ramener la paix au Cameroun. WILPF les a réunis vendredi dernier, 14 mai 2021, dans un hôtel de Dschang pour leur donner des outils et de la méthode d’approche pour essaimer la paix dans leur entourage.

Le contexte social marqué par des multiples crises socio-sécuritaire, notamment à l’Extrême-Nord, à l’Est, dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, commande que chaque Camerounais donne un peu du sien pour convoquer la paix dont la dégradation met en péril l’unité nationale si cher à notre pays.

« Nous sommes tous conscients que le Cameroun traverse de nombreuses crises. Et il est essentiel que les jeunes s’impliquent réellement afin de promouvoir la paix dans notre pays ». Paolo PANGUI est le coordonnateur de l’association Horizon Jeune.

Le souci de WILFP Cameroon est d’apporter sa contribution pour un « Cameroun sans violences et conflits armés », à travers la promotion des droits humains, dans le respect du genre.
« On a constaté une réelle dégradation des comportement chez les jeunes, une réelle crise des valeurs. Cela passe par les réseaux sociaux où beaucoup de jeunes sont instrumentalisés. On leur a appris à travers cet atelier que les réseaux sociaux doivent plutôt être utilisés à bon escient. Il serait judicieux d’y publier des messages qui appellent à la paix » : NGUEPI DONGHO Donald, participant.

Pour y arriver les jeunes doivent être édifiés sur leurs droits fondamentaux. D’où l’accueil massif réservé à l’appel de WILPF Cameroon. Ils sont élèves, étudiants, membres de la société civile.

Ils sont membres de plusieurs associations dont Horizon Jeune, Youth for Peace, Cameroon for a World Beyong War. L’Etat du Cameroun accorde à cette activité une attention particulière. Le délégué départemental de la Jeunesse et de l’éducation civique de la Menoua salue l’initiative de WILPF Cameroon :

« En tant que structure gouvernementale en charge des questions de la jeunesse nous sommes là pour marquer notre onction, notre accord à cette initiative qui arrive à un moment particulier. Nous célébrons dans quelques jours notre Fête de l’Unité et nous savons que le contexte est celui que nous connaissons. Beaucoup de violences. Cette unité est à rude épreuve. Il faut donc faire comprendre aux jeunes qu’ils ont un rôle à jouer en matière de paix, et surtout leur donner des outils pour pouvoir agir en période de crise. »

Dorénavant ces jeunes mobilisés vont s’investir pour une paix durable sous le sceau de Youth WILPF. Ils ont acquis des outils nécessaires pour y aller. Notamment l’information essentielle sur l’agenda « Jeunes, Paix et Sécurité » du Conseil de Sécurité des Nations unies (CSNU), les caractéristiques d’un bon leader, des techniques de communication et de dialogue pour la paix, etc.

L’organisation de l’atelier de Dschang a bénéficié du soutien de l’État du Cameroun, à travers la délégation départementale du ministère de la Jeunesse et de l’éducation civique qui avait à ses côtés deux organisations de la société civile : Zenü Network et Horizon Jeune.

WILPF Cameroon est membre de WILPF, une organisation non gouvernemental créée en 1915 par un groupe de 1136 femmes sous le nom de Ligue Internationale des femmes pour la paix et la liberté. Cette organisation est agrée avec un statut consultatif auprès de des Nations Unies. Cette association est présente au Cameroun depuis 2014 où elle déploie quatre programmes :
– Femmes, paix et sécurité
– Droits humains
– Désarmement
– Réponses aux crises

Cette association met à la disposition du public un numéro vert, 8243 pour signaler toutes les situations conflictogènes dans notre environnement.

Augustin Roger MOMOKANA