Dschang : 30 jeunes formés aux outils et techniques de communication digitale pour impacter positivement les masses.

Publié le 20 Juil 2021 par SINOTABLES

Spread the love

Cet article a été rédigé par Augustin Roger MOMOKANA pour le compte du journal en ligne Sinotables. Date de la mise en ligne 19 juillet 2021.

« Pour ceux des jeunes qui ont l’ambition d’être influenceurs, qui ont l’ambition de combattre contre ces discours haineux-là, il est important que vous soyez sur le champ de bataille. Parce que si vous n’êtes pas dans le champ de bataille pour tirer sur ceux-là qui postent les discours haineux ces discours haineux vont prospérer. Donc il faut que vous soyez présents sur ces plateformes-là pour non seulement signaler. On leur a dit que c’est bon de signaler personnellement, mais c’est mieux de signaler en masse. Quand cette communauté signale en masse il y a de fortes chances que le publication soit rapidement supprimée », a indiqué Beaugas-Orain DJEYUM aux participants à l’atelier de formation des influenceurs aux techniques de lutte contre le discours haineux.

Ils sont 30 jeunes étudiants et élèves du secondaire, membres d’organisations de la société civile. Ces 30 jeunes formés le 14 mai dernier au leadership, cette fois-ci, ont été formés aux outils et techniques de communication digitale. Cela leur permettra d’impacter dans leurs différentes associations et par extension dans les réseaux sociaux.

L’objectif visé par cet atelier organisé par Women international league for freedom and peace (WILPF) Cameroun est de lutter contre les discours haineux qui montent en puissance au Cameroun, compromettant le retour à la paix et la cohésion sociale.

Ces « influenceurs de la paix » ont été encadré par une équipe d’experts de haut vol. Beaugas-Orain DJEYUM est un gros calibre dans le domaine de la communication numérique au Cameroun. Sa réputation a dépassé les frontières nationales et embrasse l’Afrique.

Durant son magistère, l’expert a familiarisé les bénéficiaires aux réseaux sociaux majeurs au Cameroun, Facebook et Whatsapp, et Twitter. Comment fonctionnent-ils ? Que représentent-ils en termes de consommation au Cameroun ? Comment y déceler les discours haineux ? Que faire de ces discours et quelles stratégies utiliser pour amener les internautes à devenir responsables et patriotes ?

Marc JIOFACK, Guy FEUGAP et Donald NGUEPI ont également apporté des leurs savoir-faire, notamment en termes de conception d’une campagne de communication digitale, de planification de la communication, de montage graphique et de vidéos. Autrement dire que pour influencer positivement les internautes les 30 influenceurs ont nécessairement besoin de compétences basiques.

Cet atelier part d’un constat fait par WILPF Cameroun : « les productions haineuses qui prolifèrent dans l’espace publique sont nocives pour la paix et le bien-être social », indique le terme de référence de l’atelier.

Au sortir de cet atelier le délégué départemental de la jeunesse et de l’éducation civique s’est dit satisfait de cette initiative de WILPF Cameroun qui vient en harmonie avec la volonté politique du gouvernement qui ne ménage aucun effort pour lutter contre le discours de haine sur les réseaux sociaux.

« je suis assez satisfait parce que l’initiative prise par WILPF Cameroun entre en droite ligne des instructions gouvernementales qui visent la promotion des valeurs de paix, des valeurs de vivre-ensemble (…) lorsqu’il y a une initiative qui peut orienter, qui peut éduquer les jeunes aux valeurs de paix nous sommes partant pour les encourager », a-t-il indiqué à Sinotables.

Augustin Roger MOMOKANA

Augustin Roger MOMOKANA