Nécrologie : ce grand archéologue est décédé dans le train alors qu’il se rendait à Yaoundé pour une séance d’hémodialyse.

Publié le 20 Août 2021 par SINOTABLES

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Comment se porte le Cameroun ? Cette question mérite d’être [re] posée aujourd’hui. A la suite du décès jeudi de l’archéologue NIZESETE Bienvenu Denis.

Cet article a été rédigé par Augustin Roger MOMOKANA pour le compte du journal en ligne Sinotables. Date de la mise en ligne 20 août 2021.

« Professeur Denis Nizesete Forever. Le Doyen de la Faculté des Arts Lettres Sciences Humaines a le regret d’annoncer le décès du Pr Denis Nizesete. Enseignant au département d’histoire à la FALSH de l’Université de N’Gaoundéré. Une bien triste nouvelle. Un très grand homme à tous égards qui nous quitte dans la fleur de l’âge, surtout à un moment important de sa carrière », a annoncé le doyen de la Faculté des Arts Lettres Sciences Humaines de l’Université de N’Gaoundéré sur Facebook.

Le professeur NIZESETE Dieudonné Dénis, affectueusement appelé Grand NIZ » est décédé dans le train parti de N’gaoundéré pour Yaoundé. « Grand NIZ » se rendait à Yaoundé pour une hémodialyse lorsqu’il a été happé par la mort.

« Il était accompagné de son médecin. Le Professeur a rendu l’âme en plein voyage. Le corps a donc été récupéré à Yaoundé et transféré dans une morgue de la capitale en attendant le programme des obsèques » a précisé cameroun info.net, citant une source.

Les recherches de cet immense spécialiste en sciences historiques et archéologiques ont largement contribué à lever un pan de voile sur les peuplements du Cameroun.

Le professeur NIZESETE Bienvenu Denis avait contribué à asseoir la filière licence professionnel en tourisme à l’Université de Dschang. Il y était chargé d’enseigner le Patrimoine. A ce titre Sa préoccupation, en tant qu’historien, a toujours été la « conservation du patrimoine archéologique ». Un véritable défi et casse-tête pour l’Afrique.

«(…) former des archéologues professionnels ; inventorier systématiquement les sites; financer et encourager la recherche sur l’ensemble du territoire ; lutter contre la destruction du patrimoine archéologique et le trafic illicite des biens culturels ; adopter des textes législatifs pour la conservation du patrimoine ; créer des musées, des muséums, des laboratoires spécialisés en vue de la préservation des vestiges archéologiques », prescrivait-il en guise de réponse au défi suscité.

Ce décès remet sur la table l’épineux problème du plateau technique dans les hôpitaux camerounais. Pour se faire soigner, certains patients sont obligés d’aller à l’étranger. Les malades souffrant de l’insuffisante rénale sont les plus exposés à la mort.

Augustin Roger MOMOKANA