Menoua Centre I – Renouvellement des organes de base du RDPC : vous consultez le marabout pourquoi alors que la vérité est dans vos yeux ?

Publié le 15 Sep 2021 par SINOTABLES

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Plus d’un mois déjà que la campagne pour le renouvellement des organes de base du Rassemblement démocratique du peuple camerounais a été lancée. Deux-moi que ça piétine dans la section Menoua Centre I. selon nos informations, certaines cellules répondraient aux abonnés absents. Les militants d’hier semblent de moins en moins intéressés. Ils reprocheraient aux responsables de ne s’enquérir de leur existence que lorsqu’il y a une élection ou des manifestations du parti. Pourtant tous ces danseurs sont d’avis que le RDPC a besoin de militants convaincus

Cet article a été rédigé par Augustin Roger MOMOKANA pour le compte du journal en ligne Sinotables. Date de la mise en ligne 15 septembre 2021.

De nombreux obstacles empêchent à la machine d’avancer. Le premier obstacle se joue sur ce qu’ils appellent le découpage territorial. Menoua Centre I a été découpé en trois zones : Foto qui correspond au groupement Foto, Foréké-Dschang qui correspond au groupement Foréké-Dschang. Une histoire qui a créé des égoïsmes monstrueux. Chaque élite ne jurant plus que par sa sous-section.

Le deuxième obstacle est ce qu’ils appellent le Centre urbain. Le centre-urbain qui est une sorte d’ilot que des politiciens tapis dans l’ombre, notamment à l’Université de Dschang et au sein du gouvernement, agitent pour diviser les territoires traditionnels que sont Foréké-Dschang et Foto. Le prétexte est que les « allogènes puissent participer aussi à la réflexion et à la construction de notre ville ». Quand le directeur adjoint du Centre Universitaire de Dschang, Gilberin BOL ALIMA, fut élu conseiller municipal et Premier Adjoint au maire de la Commune urbaine de Dschang, ce n’était pas parce qu’il appartenait au centre-urbain, mais parce qu’il a pu se faire insérer sur une liste.

Le troisième obstacle, c’est cette propension qui consiste à vouloir que ce soit les personnes communément réputées pour l’épaisseur de leur porte-monnaie qui tiennent les conduisent les affaires. Ils ont de l’argent et les militants pauvres n’ont pas de l’argent pour cotiser pour le parti. Ils ont de l’argent et les militants au niveau des cellules refusent de prendre part à cette campagne de renouvellement parce qu’une fois les élections terminées on les abandonne. Cette pratique encouragée par le sommet du parti, qui désigne le maire, le président de section, est une épine dans le dos du RDPC.

« Si le RDPC pouvait accepter de faire avec les militants convaincus et réels, au compter sur les militants irréels, il serait et restera un grand parti après le régime de Paul BIYA. Les gens vous fabriques les cartes et lorsqu’on a besoin des personnes physiques vous ne voyez personnes », a confié une source anonyme à Sinotables.

Le quatrième obstacle, c’est Yaoundé. Yaoundé a tué le Cameroun. Dès que la moindre élection est annoncée les hauts commis de l’Etat descendent sur le terrain. Ils y viennent comme des monstres froids, envoyé pour couper la tête de tel ou d’untel. Cette dictature du sommet sur les militants qui tiennent le parti à la base n’est pas sans conséquence sur la mobilisation et le fonctionnement local du parti. Pour combattre cette façon d’agir de ses missionnaires, le président national du RDPC a créé les commissions permanentes. Elles se recrutent au niveau régional et départemental. Sauf que ici, encore, les gens qui président pour la Menoua sont où ? Ils font quoi pour que les choses se passent bien ?

Ce que les gens qui se bousculent dans Menoua Centre I devraient avoir à l’esprit

La politique c’est le partage lorsqu’on est en présence des plusieurs entités qui se mettent ensemble pour défendre une cause. Le sommet d’un parti politique, quel qu’il soit, doit savoir que le militant est comme une plante. Si vous ne l’entretenez pas elle meurt. Ceci est connu de tous. Sinotables observe ces élections dans la perspective de la dotation de la section d’un nouveau bureau :

Le groupement Foto a déjà le maire de Dschang, Jacquis Gabriel KEMLEU TCHABGOU, le député de la circonscription électorale de Menoua Centre I et II, Honorable NGUEGUIM Anastasie. Elle n’a pas de concurrent pour la section OFRDPC. Le Maire de la Commune de Dschang Jacquis KEMLEU TCHABGOU souhaite devenir le patron du parti. La tâche ne sera pas aisée pour lui. Il aura des difficultés à unir la jeunesse du parti divisée par l’université. Puisque la faction NINTIDEM Pierre Roger, président sortant de l’OJRPC, regarde plutôt ailleurs? Jacquis KEMLEU TCHABGOU présente une côte en baisse, écornée par les multiples crises qui viennent de secouer sa mairie et dont il ne s’est pas totalement remis.

Le Groupement Foréké-Dschang compte sur le sénateur FOMETHE Anaclet. Le président sortant NGUEMO Thomas qui a décidé de ne plus se représenter pour des « raisons personnelles ». Le Recteur de l’Université de Dschang, le professeur Roger TSAFACK NANFOSSO n’est pas un élu, mais il tire les ficelles des batailles politiques sur le terrain. Le candidat de la relève c’est le Professeur TEMGOUA Emile. Il est, sans doute, le candidat de la base. Si le deal dans la perspective des élections municipales de février 2020 n’est pas trahi, il sera plébiscité à la tête du RDPC dans Menoua Centre I qui rêve d’un véritable rassembleur, d’un militant qui fait l’unanimité parmi ses pairs.

Le F3 (Fotetsa, Fossong Wentcheng et Fongo-Ndeng) se bombe le torse. Elle compte sur une personnalité de la République dont on ne parle pas souvent, mais qui devrait être prise en compte quand on fait les calculs politiques. Il s’agit du Professeur Etienne Charles LEKENE DONFACK. Il est membre du Conseil constitutionnel. Ce n’est pas parce qu’il est là-bas qu’il n’a pas son mot à dire. A côté, il y a le président du Conseil d’administration de l’UCCAO, Sa Majesté NGUEFACK Placide. Le potentiel candidat F3 s’appelle SONTIA Etienne. Il a occupé une charge au sein du bureau sortant. S’il confirme sa candidature, il part crédité d’un avantage certain, si l’on se réfère à son expérience politique. Mais le poids électoral de son hinterland pourra lui jouer des tours.

Et quid du Centre urbain? Apparemment personne. Raison pour laquelle le professeur BIPELE KEMFOUEDIO qui habite à Foréké-Dschang, qui a une sa base à Foréké-Dschang voudrait prendre la section RDPC Menoua Centre I. son parcours politique est atypique : président de l’OJRDPC, Membre du bureau du RDPC, il voudrait couronner cela par la présidence de la section. Pourtant il est conscient que La tâche ne sera pas aisée pour lui et ses soutiens. Les cellules, et les comités de bases et les sous-sections ont plus de poids dans l’hinterland que dans le centre urbain où le militantisme, à l’observation, est trop intéressé et donc casanier. S’il confirme sa candidature, qu’il mouille le maillot pour composer une liste qui ne va pas voler en éclat avant la tenue de l’élection.

Prétendre est une chose, et candidater une autre. Les opérations de renouvellement se font par scrutin de liste. Cela s’entend que pour prétendre occuper le fauteuil laissé par le président NGUEMO Thomas, il va falloir constituer une liste. Ce qui n’est pas aisé dans Menoua Centre I. Le professeur BIPELE KEMFOUEDIO Jacques et SONTIA Etienne ont-ils des bras suffisamment longs pour ce faire ? Il n’est pas exclue que cette bataille se joie, finalement, entre Jacquis KEMLEU TCHABGOU et le professeur TEMGOUA Emile. Le maire de Dschang et son premier Adjoint.

Lire aussi Politique – RDPC : le ministre Tchatat Clobert a lancé la campagne en vue du renouvellement des dirigeants des organes de Base dans la Menoua.

On se souvient, pour élire le maire de Dschang après les élections municipales du 9 février 2020, Foréké-Dschang a dû entrer en Alliance avec Foto pour renverser le maire Baudelaire DONFACK au profit de Jacquis KEMLEU TCHABGOU.

Logiquement, la campagne sera close le 25 septembre, jour indiqué par le ministre Clobert TCHATAT qui avait lancé la campagne dans la Menoua le 8 août dernier.

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Augustin Roger MOMOKANA