Bavures policières sur les civils : la sanction promise par le DGSN attendue par la population.

Publié le 22 Sep 2021 par SINOTABLES

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« Le Délégué Général à la Sûreté Nationale porte à la connaissance de l’opinion nationale que ces faits sont exacts et se sont déroulés dans la nuit du 15 au 16 septembre 2021, au commissariat de sécurité publique du 18e arrondissement de la ville de Yaoundé ».

Cet article a été rédigé par Augustin Roger MOMOKANA pour le compte du journal en ligne Sinotables. Date de la mise en ligne 22 septembre 2021.

Des éléments du commissariat du 18e arrondissement de la ville de Yaoundé ont interpellé et maltraité un citoyen à l’aide d’une machette.

Cette bavure prise en vidéo a été publiée sur les réseaux sociaux et a suscité le tollé général, parmi les populations comme chez les autorités dont le délégué général à la Sûreté nationale (DGSN).

Cette scène de torture inhumaine et révoltante n’est pas susceptible d’encourager les populations civiles dans la rue à tolérer le moindre écart de comportement de la part des forces du maintien de l’ordre.

Confirmant la véracité de cette bavure et indiquant par la même occasion le camp d’attachement des fonctionnaires de polices incriminés, le DGSN, Martin MBARGA NGUELE a annoncé des sanctions :

« Les fonctionnaires en question ont été identifiés et font l’objet des mesures appropriées pour répondre de leurs actes devant les instances judiciaires et disciplinaires », a indiqué Martin MBARGA NGUELE.

La sorte prompte du délégué général à la sureté nationale fait baisser l’adrénaline chez les populations heurtées par cette façon d’agir des brebis galeuses qui écorchent l’image de la police nationale.

Toutefois, la hiérarchie de la police ne doit pas se limiter à prendre des sanctions, elle devra également communiquer dessus afin de rassurer les populations qui, à la vue de cette scène de torture inhumaine, doutent du retour de la sérénité entre les civils et les fonctionnaires de police.

D’ailleurs, sur les réseaux sociaux, les internautes auraient souhaité que les fonctionnaires incriminés soient affichés publiquement afin que cet exemple serve à leurs collègues disséminés dans les unités de police à travers le pays. Car ces genre de traitement est courant dans les commissariats et la brigade de gendarmerie.

Cette même semaine, cette fois à la sécurité militaire à Yaoundé, une autre vidéo a été réalisée, mettant en scène un enseignant de l’Université de l’Université de Yaoundé contraint par son bourreau de rapporter les violences subies par ce chef et certains de ses éléments. Jusqu’ici le ministre de la Défense est resté de marbre face à ce comportement irresponsable de son collaborateur. Un comportement qui traduit l’inefficacité ou la démission de la justice face aux abus sur les citoyens par une catégorie de fonctionnaires de l’Etat.

Augustin Roger MOMOKANA