Afrique du Sud : Frederik De Klerk, l’homme qui a libéré Nelson Mandela, s’en est allé.

Publié le 11 Nov 2021 par SINOTABLES

Spread the love

« Frederik de Klerk est décédé ce jeudi 11 novembre à l’âge de 85 ans, d’un cancer. L’ancien président d’Afrique du Sud (1989-1994) est mort « paisiblement ce matin à son domicile », en banlieue du Cap, a annoncé sa fondation, dans un communiqué en anglais et en afrikaans. »

Cet article a été rédigé par Augustin Roger MOMOKANA pour le compte du journal en ligne Sinotables. Date de la mise en ligne 11 Novembre 2021.

Frederik De Klerk, l’ancien président de l’Afrique de l’Afrique du Sud et prix Nobel de la paix (1993), a tiré sa révérence Jeudi 11 novembre 2021 à Fresnaye, au Cap, à l’âge de 85 ans.

Pour certains, Frederik De Klerk a été un personnage controversé dans l’histoire de l’Afrique du Sud, malgré ses nombreuses réformes dont la conséquence a été l’abolition de l’Apartheid. Il est le fils de l’un des ministres du parti national afrikaner qui ont mis en œuvre l’apartheid à partir de 1949.

En Février 1990, Frederik De Klerk avait créé la surprise en annonçant, cinq mois seulement après son accession au pouvoir, la libération de Mandela et la légalisation des mouvements anti-ségrégation.

Après l’élection à la présidence de l’Afrique du Sud de Nelson Mandela, en 1994, Frederik De Klerk a siégé comme vice-président deux ans, avant de claquer la porte et de se muer en conseiller auprès de gouvernements engagés dans des transitions politiques.

En l’An 2000 Frederik De Klerk met en place sa fondation dont le principal objectif est la défense des droits des minorités afrikaners et métis. L’année d’après son ex-épouse Marike de Klerk est poignardée au Cap. Cela l’affecté à vie.

A travers une vidéo publiée à titre posthume jeudi après-midi par sa fondation le dernier président blanc d’Afrique du Sud fait son mea culpa : « Je présente mes excuses, sans réserve, pour la douleur, la souffrance, l’indignité et les dommages que l’apartheid a infligé aux noirs, bruns et indiens d’Afrique du Sud. »

Augustin Roger MOMOKANA