Mousgoum et Arabes Choa : Qu’est-ce qui coince ?

Publié le 09 Déc 2021 par SINOTABLES

Spread the love

Au moins 12 morts, 19 blessées, 9 villages incendiés et des milliers de déplacés vers le Tchad voisin. La paix au Cameroun est menacée de toutes parts. Un front de plus qui risque de faire voler le Cameroun en éclats.

Cet article a été rédigé par Augustin Roger MOMOKANA pour le compte du journal en ligne Sinotables. Date de la mise en ligne 09 décembre 2021.

« Les déplacés, en majorité des femmes et enfants, ont traversé notamment à bord de pirogues et embarcation de fortune. Des milliers d’autres habitants de Kousseri sont amassés le long du fleuve dans l’espoir de fuir la ville en direction de N’Djamena », rapporte notre confrère alwihdainfo.com.

Les affrontements intercommunautaires entre Mousgoum et Arabes Choa à Kousseri, dans la région de l’Extrême-Nord (Logone-et-Chari) inquiètent la communauté nationale.

Les affrontements sanglants ont lieu « du quartier Semri jusqu’au au pont ». A l’origine, une piste à bétail entre les éleveurs (Arabes Choa) et les pêcheurs (Mousgoum).

Ces violences interethniques qui opposent depuis mercredi des membres de la communauté Arabes Choa et Mousgoum dans les localités de Mariam et Ouloumsa, à environ trois kilomètres de la ville de Kousseri semblent dégénérer avec l’incendie du marché central de Kousseri.

L’honorables Cabral LIBII appelle le gouvernement à se réveiller. Pour l’homme politique : « Unissons nos cœurs et nos voix pour prêcher la paix, et la réconciliation, afin qu’advienne enfin la véritable intégration nationale. Il urge de fédérer les communautés nationales », écrit-il sur sa page Twitter.

À titre de rappel, le conflit intercommunautaires entre Mousgoums et Arabes Chaos a fait au moins 32 morts et des centaines de déplacés vers le Tchad voisin qui a dû fermer sa frontière Kousseri-N’djamena dans le but de limiter l’insécurité qu’une telle déferlante pourrait causer.

Augustin Roger MOMOKANA